Acacia e foglie di zucca (Acacia et feuille de courge), 1982
  • © Fondation Louis Vuitton / Martin

    Argyroglo © Adagp

Par opposition au lisse de la société contemporaine, Giuseppe Penone attache une signification existentielle au rendu de la surface. 

Loin d’y voir la simple traduction de l’apparence, il fait ressortir dans l’écorce des arbres, le marbre, ou plus récemment le cuir, un réseau de veines, vital, où s’exprime la fluidité de l’existence dans un mouvement héraclitéen. Dans Acacia e Foglie di Zucca (1982), la feuille de courge fixée sur le tronc développe à une échelle plus petite l’idée de la nervure comme structure de vie. Tout en proposant un double parfait de l’objet, le bronze, par sa technique même de réalisation, exprime à la fois la présence et l’absence de ce qui est représenté.