Father and Son, 1998
  • © Jaan Toomik

Dans "Father and Son" (1998), une figure nue – Jan Toomik lui-même – s’approche en patinant sur la mer Baltique gelée puis, après de larges cercles devant le spectateur, s’éloigne vers le lointain jusqu’à disparaître. 

Une voix claire et pure – celle de son fils de dix ans – chante un chant grégorien qui accompagne cette fragile traversée, image de la fugacité de l’existence. Une étrange tension se dégage de cette scène très simple, invitant à de multiples interprétations où se croisent connotations religieuses et références biographiques, Jaan Toomik ayant perdu son père à l’âge de neuf ans.