Matty, 2014
  • © Adagp - Fondation Louis Vuitton / Marc Domage

Crées par Adam McEwen en 2014, "Matty" et "Esteban" sont des photographies de limousines imprimées sur éponge, démesurément étirées. 

Symboles d’un luxe devenu kitsch, l’artiste les conçoit comme d’étranges sculptures circulant dans les rues. Portant le nom de leur chauffeur, elles renvoient, au-delà du fantasme, à une réalité sociale en contradiction avec l’image de pouvoir et d’évasion qu’elles évoquent, manifestations ambigües d’un art Pop, entre apologie et détournement. Pour McEwen, « dès qu’apparaît une limousine, celle-ci éveille toutes ces idées de fantasme, de sexe, de drogues, de rock’n’roll. Il est question de désir. Chacun veut être excité. Il est question de transformer sa vie, de renverser la situation. La limousine est une promesse, un peu comme l’œuvre d’art : un objet irrationnel ».