Möhre, 1984
  • © Gerhard Richter - Fondation Louis Vuitton / Martin Argyroglo

Le principe de plaisir s’affirme de plus en plus clairement dans la peinture de Richter au cours des années 1980. 

Employant divers outils (pinceaux, spatules et brosses de différentes tailles), il a en même temps multiplié les effets de matière. Mais si la première impression est celle de la profusion, on ne tarde pas à identifier dans chacun de ses tableaux une structure rigoureuse. Ainsi de Möhre (Carotte) (1984) où l’on reconnaît un axe central constitué par une éclatante ligne jaune appuyée de gris. De part et d’autre se distinguent trois zones chromatiques (gris, rouge et jaune), chacune traitée avec des effets de matière distincts.