Strange Magic, 2014
  • © Parallax - Fondation Louis Vuitton / Marc Domage

Pour cette commande, Sarah Morris a conçu un film sur le bâtiment de la Fondation Louis Vuitton alors en cours de réalisation. 

Le processus créateur de Frank Gehry, l’évolution de son travail et sa méthodologie sont ici restitués dans le contexte institutionnel, urbain et social, de ce nouveau lieu. L’architecte dans son studio à Los Angeles, des ouvriers sur le chantier, des rues parisiennes, les abords du Bois de Boulogne : les images se succèdent, portant une attention particulière aux détails, couleurs et matériaux. « Les films sont pour moi comme un atlas, un manifeste de tout ce qui m’intéresse : la production, les villes, créer des situations, la politique, la psycho-géographie de la carte, le spectacle et, évidemment, la couleur. Par exemple, les incursions de Frank Gehry dans le domaine du graphisme et de la programmation informatique en 3D jouent un rôle dans Strange Magic ; c’est comme un paysage abstrait, comme une peinture. De même, mes tableaux sont un espace virtuel, une architecture virtuelle. Ce film explore une sorte d’accumulation, d’empilement de formes sociales, de rêves et de processus. Je m’intéresse à la manière dont les images de séduction se transmettent et se conçoivent. Ce que je veux communiquer, c’est le fait que ce bâtiment est insaisissable et impossible à représenter en une seule idée. C’est une allusion, quelque chose qui bouge et qu’il est impossible de figer. C’est cela qui constitue l’intrigue. Gehry reste également insaisissable. C’est sa grande force. » affirme l’artiste.