Tomorrow Everything will be Alright, 2010
  • © Fondation Louis Vuitton / Marc

    Domage © Akram Zaatari

"Tomorrow Everything Will Be Alright" (2010) montre sur une machine à écrire la conversation entre deux hommes séparés depuis l’an 2000 et qui décident de se retrouver dix ans plus tard, l’un tentant de reconquérir l’autre. 

Le mode inusité de l’échange laisse planer un doute sur la destination du texte : est-ce un échange réel, un script, un rêve ? "C'est du cinéma sans son glamour, ses acteurs, sa mise en scène et son éclairage, qui essaie de créer l'émotion à l'aide d'une vieille machine", commente l'artiste au sujet de son œuvre. La dernière partie du film, qui se déroule à l’extérieur, sur une route, le long d’une plage, au coucher du soleil, vers un point de rendez-vous nommé « le rayon vert », entretient l’ambiguïté. Cette allusion à Éric Rohmer (Le Rayon vert, 1986) marque aussi l’intérêt d’Akram Zaatari pour le cinéma.