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« Afrique, du visible à l’invisible :

un hommage aux cinéastes d’Afrique »

Cycle cinéma

 

Vendredi 12 mai 2017, 19h

Samedi 13 mai 2017, 16h30

Dimanche 14 mai 2017, 16h30

 

auditorium

 

Évènement organisé dans le cadre de l'exposition "Art/Afrique, le nouvel atelier"  

 

Un week-end exceptionnel, imaginé en collaboration avec Catherine Ruelle, est dédié au cinéma d’Afrique à travers quelques-unes de ses figures majeures et de leurs films culte.

Chaque session sera accompagnée d’une conversation avec les cinéastes et des personnalités du cinéma.

 

Projections de longs et de courts métrages, rencontres et ciné-concert inédits nous transporteront à travers le temps et l’espace, des années 1970 à nos jours, de Bamako à Dakar en passant par Kinshasa.

 

D’origines et de générations différentes, chacun des cinéastes propose à travers le portrait visuel et sonore d’une ville, un regard singulier sur l’Afrique d’hier et d’aujourd’hui, en ouvrant des portes sur la réalité du continent -le visible, le réel- et ses dimensions cachées -l’invisible, le spirituel-. Jouant avec les codes du cinéma et de la poésie, les films sélectionnés partagent des intérêts communs telles que l’urbanité -la vie quotidienne dans une grande métropole africaine-, la figure féminine omniprésente et la musique -partie intégrante des scénarii à travers des personnages de chanteuses (Mélé dans Bamako et Félicité dans le film éponyme) ou de griottes (la cantatrice Aminata fall dans Touki-bouki).

La musique de film sera d’ailleurs mise à l’honneur avec un concert exceptionnel de Wasis Diop et de Wally Badarou, qui aura lieu en clôture de la session du 13 mai 2017.  

 

Ce cycle cinéma a bénéficié de la participation de la Cinémathèque Afrique de l’Institut Français.

 

 

PROGRAMME

 

Cycle cinéma

 

SESSION I : Alain GOMIS

Film Félicité (2017), 2h03

La projection sera suivie d’une discussion avec Alain Gomis

Vendredi 12 mai 2017, 19h

Auditorium

 

SESSION II : Djibril DIOP MAMBETY 

Films Touki-bouki (1972), 1h35 - Mille Soleils (2013), 45 min.

Ces projections seront suivies d'une discussion avec Mati Diop

Concert de clôture par Wasis Diop et Wally Badarou

Samedi 13 mai 2017, 16h30

Auditorium

 

SESSION III : Abderrahmane SISSAKO

Films Bamako (2006), 1h58 - Aïcha  (2004), 35 min.

Les projections seront suivie d’une discussion entre Abderrahmane Sissako (sous réserve), Newton Aduaka et Aïssa Maïga

Dimanche 14 mai 2017, 16h30

Auditorium

 

Catherine Ruelle

 

Grand reporter et critique de cinéma, spécialiste des cinémas d’Afrique, Catherine Ruelle a fait une grande partie de sa carrière à Radio France Internationale (Cinéma d’aujourd’hui, cinémas sans frontières 1982-2012). Auteur de plusieurs ouvrages consacrés aux cinémas africains, dont Afrique 50 singularités d’un cinéma pluriel, elle a organisé des festivals consacrés au cinémas du Monde Noir et participé à de nombreux jurys dont celui du Fespaco, Festival de cinéma de Ouagadougou (Burkina Fasso). Elle est également Présidente de l’association centenaire Jean Rouch 2017.

SESSION I : Alain GOMIS

 

Félicité (2017) est le récit de la vie d’une chanteuse de bar qui prend pour décors la ville tumultueuse de Kinshasa, dont l’ambiance nocturne, sonore et colorée, fait écho aux scènes de nuit du peintre congolais Moke, dont un choix est présenté dans l’exposition Les Initiés. La vie de Félicité bascule lorsque son fils de 14 ans est victime d’un accident de moto. Pour le sauver, elle se lance dans une course effrénée à travers les rues d’une Kinshasa électrique, un monde de musique, de douleurs et de rêves. 

 

La projection sera suivie d’une discussion avec Alain Gomis. 

 

Alain Gomis est un scénariste et réalisateur franco-sénégalais né en 1972. Son dernier film Félicité vient d’être primé Ours d’argent à la Berlinale 2017 et Étalon d’or de Yennenga, le grand prix du Fespaco à Ouagadougou.

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© Andolfi

horaires : session I

Projection : Félicité 19h

SESSION II : Djibril DIOP MAMBETY

 

Touki-bouki  (1972)

Icône du cinéma africain, Djibril Diop Mambety (1945-1998) était un comédien, un scénariste et un réalisateur sénégalais. Film mythique, Touki Bouki est son premier long métrage et constitue aujourd’hui une référence majeure pour de nombreux cinéastes africains.

Prenant pour décors la ville de Dakar, Touki-bouki raconte le périple de Mory, un berger, et Anta, une étudiante qui cherchent de l’argent pour pouvoir quitter le Sénégal et l’Afrique. Mais au moment de partir, Anta prend le bateau pour l'Europe et Mory reste, et retourne à ses racines.

 

Mille Soleils  (2013)

Fille de Wasis Diop et nièce de Djibril Diop Mambety, Mati Diop est une actrice et réalisatrice franco-sénégalaise née en 1982 qui vit à Paris. Elle intègre le Pavillon, laboratoire de recherche artistique du Palais de Tokyo en 2006, puis le Studio national des arts contemporains du Fresnoy en 2007. Mille Soleils est son deuxième moyen métrage.

Quarante après Touki-bouki, Mille Soleils part à la rencontre du héros, Magaye Niang toujours berger à Dakar. Lors d'une projection hommage où il est invité, Magaye est pris de regrets… Il est temps de retrouver l'amour qu'il quittait à la fin du film.

 

 

Concert inédit de Wasis Diop et de Wally Badarou

 

Autodidacte, Wally Badarou est un compositeur de musique électronique. Il développe une carrière internationale très jeune, en solo ou dans le cadre de collaborations avec notamment Massive Attack, Level 42, Grace Jones, Mick Jagger, Marianne Faithfull, Talking Heads, Foreigner, Manu Dibango, Miriam Makeba et bien d'autres. Il a écrit et organisé la musique de la parade de Jean-Paul Goude pour le Bicentenaire de la Révolution et composé de nombreuses musiques de films. En tant que producteur, il a notamment produit des albums de Fela Kuti, Salif Keita, Trilok Gurtu, Carlinhos Brown... Depuis 2012, il est membre du Conseil d'administration de la Sacem.

Compositeur, auteur et interprète, Wasis Diop a signé de nombreuses bandes originales de films, notamment pour ceux de son frère Djibril Diop Mambety. Il travaille seul et collabore avec une grande variété d'artistes aux origines très diverses. Eclectique, sa musique se caractérise par des inspirations multiples et l’utilisation d’instruments différents. En véritable explorateur musical, Diop mélange traditions africaines avec tout ce qui touche à la musique celte et arabe, en passant par la pop sophistiquée et les supports électroniques.

 

En savoir plus sur cet évènement

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© Courtesy of Teemour D. Mambety & Maag Daan Crossmedia

horaires : session II

Projection : Touki-bouki / Mille Soleils 16h30

Concert inédit de Wasis Diop et Wally Badarou 20h

SESSION III : Abderrahmane SISSAKO

 

Aïcha  (2004)

Newton Aduaka est un cinéaste nigérian né en 1966 qui a fait ses études de cinéma et une grande partie de sa carrière à Londres avant de venir s’installer à Paris. Ezra, son deuxième long métrage, a été primé Étalon d’or de Yennenga, le grand prix du Fespaco à Ouagadougou en 2007.

Aïcha se déroule à Dakar (Sénégal). Moussa, un homme âgé d’une cinquantaine d’années, décide de sortir à la nuit tombée. Il quitte sa maison, tiré à quatre épingle sans même un regard pour son enfant et sa femme. Il maraude dans les rues de Dakar, en quête d’une rencontre d’un soir. Il atterrit dans une boîte de nuit. Il y rencontre une très belle et mystérieuse jeune femme, Aïcha. Après une nuit magique sur la plage et au clair de lune à ses côtés, Moussa raccompagne Aïcha chez elle. C’est là qu’il va découvrir sa véritable nature.

 

Bamako  (2006)

Abderrahmane Sissako est un cinéaste et producteur mauritanien, né en 1961, le thème principal de son œuvre est l'exil et le déplacement. Il peint l'Afrique avec des touches autobiographiques. En 2015, il devient le premier cinéaste africain à obtenir le César du meilleur réalisateur pour Timbuktu, son quatrième long métrage.

Bamako (2006) narre la vie de Melé, chanteuse dans un bar et de son mari Chaka, sans travail. Dans la cour de la maison qu'ils partagent avec d'autres familles, un tribunal a été installé. Des représentants de la société civile africaine ont engagé une procédure judiciaire contre la Banque Mondiale et le FMI qu'ils jugent responsables du drame qui secoue l'Afrique. Entre plaidoiries et témoignages, la vie continue dans la cour. Chaka semble indifférent à cette volonté inédite de l'Afrique de réclamer ses droits...

 

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© Droits Réservés

horaires : session III

Projection : Aïcha / Bamako 16h30