1879 Naissance à Paris au 82, rue des Petits-Champs.

1886 Sa mère meurt de la tuberculose. Un an plus tard, sa grand-mère maternelle disparaît à son tour.

1895 Entre à l’École des arts décoratifs où il est l’élève de Cormon, Humbert et Wallet aux côté de Braque et Marie Laurencin.

1899-1904 Expose au Salon des artistes français, au Salon d’automne et au Salon des indépendants, ainsi qu’à la galerie d’avant-garde de Berthe Weill. Succès et notoriété ne tardent pas. Picabia signe un contrat avec la prestigieuse galerie Haussmann.

1905 La galerie Danthon organise la première de trois expositions consacrées à Picabia. C’est le début d’une période prolifique durant laquelle il perfectionne sa technique impressionniste.

1909 Une exposition à la galerie Georges Petit qui assoit sa notoriété. Picabia se lance alors dans l’aventure de l’art moderne. Il est alors rejeté par l’ensemble des galeries réputées, leur clientèle et par la critique. Son aquarelle Caoutchouc (1909, Paris, Centre Pompidou. MNAM-CCI) est considérée comme une des oeuvres fondatrices de l’art abstrait.Épouse Gabrielle Buffet.

1909-1914 Explore le fauvisme, le futurisme, le cubisme et l’orphisme jusqu’à réaliser des oeuvres totalement non-figuratives.

Se lie d’amitié avec Marcel Duchamp et Apollinaire.

1913 Séjour de six moisà New York. Représente l’avant-garde européenne à l’Armory Show de New York. Rencontre le photographe Alfred Steiglitz et son groupe d’amis à la Galerie 291. Réalise une série d’oeuvres reprenant l’esthétiquedu dessin industriel.

1913 De retour à Paris, expose deux tableaux importants au Salon d’automne, Edtaonisl (Ecclésiastique) et Udnie.

1915 Se rend à New York, pendant la Première Guerre mondiale. Reprend contact avecla Galerie 291 et avec le salon de Walter Arensberg, grand ami des arts. Publie dans la revue 291 une série de « portraits-objets ».

1916 Expose une nouvelle série de tableaux mécaniques à la Modern Gallery, nouvelle entreprise du groupe 291, dirigée par Marius de Zayas. Réside temporairement à Barcelone en compagnie de ses amis expatriés, Marie Laurencin, Gleizes, Cravan et Charchoune.

1917 Publie son premier recueil de poèmes sous le titre Cinquante deux miroirs. Lance la revue 391, dont sortiront dix-neuf numéros en sept ans. Sa santé se détériore et il revient à Paris après un dernier voyage à New York.

1918 Part en Suisse pour une période de convalescence pendant laquelle ses médecins lui interdisent de peindre. Fréquente Tristan Tzara et des dadaïstes de Zurich. Écrit Poèmes et dessins de la fille née sans mère, L’Athlète des pompes funèbres et Râteliers platoniques.

1919 Picabia se sépare de sa première femme et se lie avec Germaine Everling rencontrée en 1917.Publie de nombreux écrits d’avant-garde, en particulier dans la revue d’André Breton, Littérature, dans la Revue Dada et dans sa propre revue, 391.

1920 Tristan Tzara, André Breton et Picabia sont à la têtedu mouvement dada à Paris et multiplientles expositions,les happenings et les publications. Double monde, La Sainte Vierge et Portrait de Cézanne font scandale.

1921 Des dissensions apparaissent au sein des dadaïstes, Picabia rompt avec Tzara et Breton.Picabia et Germaine Everling se retirent à Tremblay-sur-Mauldre.

1923 Au Salon des indépendants, Picabia expose une série unique d’oeuvres basées sur la recherche optique : Volucelle, Volumètre et Optophone.

1924 Après avoir soutenu André Breton et le Congrès de Paris contre Tzara dans un pamphlet, La Pomme des Pins, Picabia déclare à nouveau la guerre à Breton et aux surréalistes. Début de la série des « Monstres ».

1925 Départ pour la Côte d’Azur. Fait construire le château de Mai à Mougins où il accueille ses amis parisiens, Jacques Doucet, Marthe Chenal, Pierre de Massot et Marcel Duchamp.

1926 Vente aux enchères de quatre-vingts Picabia à l’Hôtel Drouot provenant prétendument de la collection personnelle de Marcel Duchamp, son vieux complice.

1927 Olga Mohler, la gouvernante de son fils Lorenzo, devient sa nouvelle compagne.

1928 Présente à la galerie Théophile Briant des oeuvres inspirées des fresques romanes de Catalogne, qui débute la série des « Transparences ».

1930 Rétrospective organisée par Léonce Rosenberg à Paris « 30 ans de peinture ».

1930-1932 Multiplie ses voyages à Paris. Renoue avec Gertrude Stein.

1933 Germaine Everling rompt définitivement avec Picabia et quitte le château de Mai (qui sera vendu deux ans plus tard). Après cette période mondaine et mouvementée, Picabia mène une vie plus solitaire et travaille intensément.

1935 Réalise un ensemble de toiles qui représentent des allégories néoclassiques – dont il détruira la plupart par la suite – pour une exposition à Chicago.

1937 Peint un puissant hommage à la guerre d’Espagne avec La Révolution espagnole.

1939 Le train de vie de Picabia s’est considérablement réduit. Pour la première fois, il vit des revenus que lui assure la ventede ses tableaux.

1940 Épouse Olga Mohler.

1941-1944 Pendant la guerre, peint une série de tableaux, principalement des nus et d’autres sujets d’imagerie populaire repris dansdes revues érotiques des années 1930.

1945 Son comportement provocateur à l’égard de la collaboration aussi bien qu’à l’égard de la Résistance lui vaut, ainsi qu’à sa femme, d’être mêlé aux « règlements de compte » de l’après-guerre. Pendant cette période difficile, il est victime de sa première hémorragie cérébrale. De retour à Paris. Henri Goetz et sa femme Christine Boumeester, lui présente de jeunes artistes abstraits dont Hartung, Bryen, Soulages, Mathieu, Ubac, Atlan. Abandonne le réalisme populaire de la guerre pour une forme personnelle d’abstraction.

1949 Rétrospective « 50 ans de plaisir », organisée par la galerie René Drouin. Le catalogue se présente sous la forme d’un numéro unique de 491, écrit par ses amis et édité par Michel Tapié. Exposition à la galerie des Deux-Iles de sa série des « Points ».

1950-1951 Plusieurs expositions importantes : en France, à New York à la Rose Fried Gallery et à la galerie Apollo à Bruxelles.

1951Peint ses dernières oeuvres qui sont exposées à la galerie Colette Allendy en décembre 1952 accompagnées d’un catalogue contenant sept lettres d’hommage de Breton, Cocteau, Bryen, Van Heeckeren, Seuphor, J. H. Lévesque et Michel Perrin.

1951 Une artériosclérose paralysante l’empêche de peindre.

1953 Meurt le 30 novembre.