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Piano Jazz sessions – Shahin Novrasli / Shai Maestro

 

Mercredi 2 mai 2018, 20h30

Ce premier opus des « Piano jazz sessions » de la Fondation Louis Vuitton présente quelques personnalités majeures du clavier, pour autant de propositions et d’univers musicaux singuliers.

Une série de 5 concerts de fin avril à mi-mai 2018 qui offre une diversité d’approches pianistiques alliant improvisations et programmes inédits.

 

PROGRAMME

1ère partie – Shahin Novrasli

2ème partie - Shai Maestro

Auditorium de la Fondation Louis Vuitton

Tarifs

Shai Maestro

Piano

 

 

« Écouter le trio de Shai Maestro, c’est comme s’éveiller à un nouveau monde : un univers de merveilles, d’enthousiasme, de beauté, et d’incertitudes. Rumeurs d’intrigues, expressions de joie, pensées introspectives et déferlantes intenses surgissent à un moment ou à un autre tandis que Maestro, le bassiste Jorge Roeder et le batteur Ziv Ravitz s’ouvrent et échangent à travers la musique. Chacun de ces récits est captivant, exaltant et splendide à sa façon. »

Dan Bilawsky, AllAboutJazz.com

 

 

Né en Israël le 5 février 1987, le pianiste Shai Maestro commence le piano classique à l’âge de 5 ans, sous l’enseignement d’Irena Krivatz. Il découvre le jazz à l’âge de 8 ans, en écoutant les enregistrements d’Oscar Peterson, et tout particulièrement « The Gershwin Songbook ». « Je n’arrêtais pas d’écouter cet album. Il y avait quelque chose dans la façon de jouer d’Oscar… J’étais totalement captivé par l’association entre son toucher, léger comme du cristal, l’incroyable beauté des morceaux de Gershwin et la manière dont l’ensemble swinguait », déclare Maestro.

 

Maestro s’inscrit au lycée Thelma Yellin d’arts du spectacle à Givatayim (Israël), où il obtient les félicitations du jury. Tout en suivant un cursus de littérature poussé, Shai est l’un des rares étudiants à combiner une spécialisation en jazz et en musique classique, en parallèle de ses études. Plus tard, Maestro poursuit l’étude du piano classique avec le professeur Benjamin Oren du Conservatoire de Jérusalem.

 

Après avoir remporté la Compétition nationale d’ensembles de jazz « Jazz Signs » en 2002 et en 2003, puis avoir reçu des bourses d’excellence de 2004 à 2010 de la part du Fonds culturel américano-israélien pour le piano jazz, Maestro participe au « Programme d’été sur 5 semaines » du Berklee College of Music, à Boston, où il se voit proposer une bourse intégrale pour suivre le cursus à temps plein sur quatre ans.

Une offre que Maestro décline.

« Recevoir cette bourse était un grand honneur, mais une petite voix intérieure me soufflait que ce n’était pas ce qu’il me fallait… J’ai commencé à ressentir le besoin, soit de déménager à New York, soit d’aller en Inde pour étudier la musique classique indienne, ce que j’avais déjà commencé à faire en Israël avec maître (Sanjey Kumar) Sharma. À l’époque, il me semblait inapproprié de retourner à l’école… J’ai eu l’impression que je ne trouverais jamais ma place là-bas. »

 

Quelques semaines plus tard, Maestro reçoit un coup de téléphone du bassiste Avishai Cohen (connu pour sa longue collaboration avec Chick Corea ainsi que pour sa carrière réussie de leader de groupe), qui lui propose une collaboration. Maestro rejoint donc le trio d’Avishai Cohen, avec le batteur Mark Guiliana, et sillonne la planète à leurs côtés pendant cinq ans.

 

« Depuis mon enfance, je suis pareil à une éponge. J’absorbe tout ce qui m’entoure… Faire partie du groupe d’Avishai était la meilleure école dont je pouvais rêver. »

 

De 2006 à 2011, Shai Maestro se produit et enregistre quatre albums avec Avishai Cohen (« Gently Disturbed », « Aurora », « Sensitive Hours » and « Seven Seas »), dont deux pour le label Blue Note Records. Leurs tournées intenses les amènent à sillonner le monde, jouant dans quelques-uns des festivals et des salles les plus célèbres au monde : l’Olympia, la salle Pleyel, le Bataclan, Jazz à Vienne, le festival Jazz in Marciac, le Cork Jazz Festival, Yoshi’s, le festival de jazz de Madrid, le Blue Note de New York, le club Ronnie Scott’s, ainsi que dans des salles de concert à Vienne et à Berlin, pour n’en citer que quelques-uns.

 

En 2009, toujours pendant sa collaboration avec Cohen, Maestro s’installe à New York, où il vit actuellement. « Je suis grisé par le flot de musiciens incroyablement géniaux, engagés et travaillant d’arrache-pied qui vivent et créent à New York. Il y a tant à apprendre. Le fait de pouvoir partager la scène avec ces musiciens est la meilleure école que l’on puisse espérer. C’est ce qui fait toute la différence à mes yeux. »

 

Depuis son déménagement à New York, Maestro reste très prolifique avec un agenda chargé. Il se produit et enregistre des albums avec des artistes d’envergure internationale tels que John Patitucci, Theo Bleckmann, Jorge Rossy, Mark Guiliana, Donny McCaslin, Ben Wendel, Anat Cohen, Marcus Gilmore, Antonio Sanchez, Avishai Cohen (trompette), Avishai Cohen (basse), Scott Colley, Ari Hoenig, Gerald Clayton, Justin Brown, Keith Carlock, Gilad Hekselman, Johnathan Blake, Camila Meza, Clarence Penn, Antonio Hart, Matt Penman, Harish Raghavan, Julian Lage, Jorge Roeder, Matisyahu, Kenrick Scott, Nate Smith, Nir Felder, Nate Wood, Jo Lawry, Will Vinson, Linda Oh et Joe Sanders, entre autres. Maestro a récemment participé à l’enregistrement de l’album à venir de Theo Bleckmann pour le label allemand ECM, en collaboration avec le producteur légendaire Manfred Eicher, et a également travaillé sur l’album de quartet de jazz de Mark Guiliana « Family First » (Beat Music productions). Il est membre régulier des groupes de Theo Bleckmann, de Mark Guiliana et d’Ari Hoenig. En 2011, Maestro quitte le groupe de Cohen afin de poursuivre sa propre carrière de leader de groupe. « C’était le bon moment. J’avais ce feu intérieur qui m’a poussé à suivre ma voie et prendre la décision délicate de sauter le pas pour devenir leader d’un groupe. »

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© Alexandre Lacombe

Shahin Novrasli

Piano

 

 

Le pianiste et compositeur Shahin Novrasli a eu l’occasion de jouer sur certaines des plus grandes scènes au monde, telles que celles du Royal Festival Hall à Londres, du Festival de jazz de Montreux, du Black Sea Jazz Festival, du Mezinarodni Piano Festival à Prague et dans de nombreux clubs et festivals à travers les États-Unis.

 

Le talent rare de Shahin, originaire d’Azerbaïdjan, plonge ses racines dans les influences multiples de son pays, au patrimoine musical riche et inhabituel. À l’âge de cinq ans, il commence le piano classique à la célèbre école de musique Bulbul de Bakou, avant d’entrer au Conservatoire d’Hajibeyov. À onze ans seulement, il se produit avec l’orchestre symphonique local dans la salle philharmonique nationale d’Azerbaïdjan.

 

Faisant fusionner avec élégance ses connaissances classiques, le « mugham », musique folklorique traditionnelle d’Azerbaïdjan, et ses influences jazz, Shahin a créé son propre univers musical, unique et accompli, terreau fertile dans lequel il associe les cultures orientales et occidentales. Une vague douce de mélodies exotiques, d’harmonies puissantes et pointues, de rythmes orientaux capricieux frappés par un éclair de jazz américain, majestueux et vigoureux. Avec un projet en solo, un trio avec Ari Hoenig et Nathan Peck, Shahin est aujourd’hui une icône du jazz en Azerbaïdjan, sous les éloges enthousiastes de la critique et du public du monde entier.

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