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La Fondation est actuellement fermée. Elle rouvrira ses portes le 9 octobre 2026 à l'occasion de l'exposition "Gustave Fayet, Collectionneur - Créateur. Icônes de l'art moderne".

Central

  • 2001
  • Dominique Gonzalez-Foerster
  • Betanum, Digital betacam
  • Durée : 10'30

Malgré sa fragmentation – presque une trentaine de plans –, Central (2001), film de Dominique Gonzalez-Foerster, respecte une unité de lieu, de temps et d'espace : le terminal Star Ferry de Hong-Kong. Ce site rappelle celui d'autres films de l'artiste, le bord de mer de Rio dans Plages (2001), la rivière Kamo dans Riyo (1999).

Réalisée en super-8 et transposé en 35mm, l'œuvre a la fragilité d'un document trouvé. Il revient à la voix off de préciser ce qui se passe : une jeune femme de langue chinoise raconte qu'elle attend son frère, elle dérive dans ses pensées au fur et à mesure que son regard s'attarde sur des passants, des bateaux et des bâtiments. Le sous-titrage est une composante essentielle de l'œuvre car le texte qui apparait en incrustation situe la position du réalisateur/spectateur, cantonné à imaginer un monde qui lui échappe par sa localisation et sa langue. 

Crédit artiste : © Adagp, Paris, 2009 Crédit photographique : Courtesy Esther Schipper, Berlin

Dominique Gonzalez-Foerster

Dominique Gonzalez-Foerster (1965) explore les relations entre réalité et fiction sous forme d’environnements, de performances, de photos et de films.

L'exposition est un mode de présentation et de mise en espace qui est pensée avant tout à une échelle intime et domestique. « Quelqu'un, chez lui, fait toujours un début d'exposition. N'importe quelle photo qu'on met au mur, la manière dont on place un objet, etc. La forme des chambres est une forme naturelle de l'exposition et l'exposition est une forme naturelle de chambre » , explique l'artiste. À partir 1988, Gonzalez-Foerster réalise un peu plus d'une cinquantaine d'intérieurs, autant d'installations qui condensent des climats et des émotions par le biais d'objets, de couleurs, d'éclairages et de modulations de l'espace. Depuis, l’artiste a réalisé un mouvement vers l'extérieur et dans deux directions. Dans l'espace offert par le cinéma, suite logique pour elle de l'exposition, elle a produit une suite de courts-métrages explorant des espaces communs : des parcs et des villes dans lesquels les gens se croisent et communiquent. Dans le même temps, elle a repensé l'exposition au regard de formes qui sont à ses frontières (le panorama du XIXe siècle) ou en faisant entrer d'autres espaces réels ou imaginaires dans le musée ou dans l’espace public.

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