Rina Banerjee
Rina Banerjee née à Calcutta, émigre très tôt avec sa famille en Angleterre, puis aux États-Unis. Ingénieure de formation, elle démarre une carrière scientifique avant de se consacrer pleinement à l’art après un diplôme des beaux-arts à l’Université de Yale (USA).
Marquée par ses deux cultures, son œuvre s’intéresse au thème de la migration au travers d’une réflexion sur la mémoire, la culture, le local et le global. Ses sculptures sont des compositions hybrides, où sont mis en scène des objets aussi disparates que des arêtes de poissons, des plumes, des coquillages, des œufs, des souvenirs ethnographiques, des vêtements indiens traditionnels ou des objets de style colonial. Ses dessins aux techniques variées, interrogent notamment la féminité et témoignent de son goût pour le métissage.
L'intérêt de Rina Banerjee pour le rôle des cultures, des mythologies, de l'ethnographie fait écho au monde d’aujourd’hui où la mobilité, le tourisme et l’exotisme sont désormais à portée de main, provoquant un éparpillement des peuples et la dissolution des cultures. Sa première rétrospective au Etats-Unis en 2O19 (Pennsylvania Academy of the Fine Arts, Philadelphia et San José Museum of Art) : Make Me a Summary of the World rendait compte de l’écho de son travail avec les problèmes actuels : immigration et identité, héritage du colonialisme et mondialisation, écologie.
L’imaginaire qui imprègne son travail se retrouve dans le titre de ses œuvres, des micro récits où s’exprime sa pensée. Leurs syntaxes longues lui permettent de jouer avec la langue, tout comme elle joue avec les matériaux, organiques ou industriels.