Concert hommage à Frank Gehry - 7 juillet 2026
Complet
- Tarifs
- 35€-60€
- Lieu
- Auditorium
- Horaires
- 20h
Mardi 7 juillet 2026, concert à 20h
Le 7 juillet, Esa-Pekka Salonen dirige l’orchestre Philharmonia de Londres dans le sublime concerto pour violon de Jean Sibelius, suivi par sa 7ème symphonie.
La première partie est confiée à Yuja Wang en piano solo, à 4 mains avec Thomas Adès et en sonate pour violon avec Daniel Lozakovich. Thomas Adès clôt ce premier opus en dirigeant son œuvre Shanty pour orchestre à cordes.
Artistes :
- Orchestre Philharmonia de Londres
- Esa-Pekka Salonen, direction
- Thomas Adès, piano et direction
- Yuja Wang, piano
- Daniel Lozakovich, violon
Esa-Pekka Salonen et Frank Gehry
© Droits réservés
HOMMAGE PAR ESA-PEKKA SALONEN
Chaos et Ordre : ce que Frank m'a appris
Il y a des années, j'ai posé à Frank cette question qui revient sans cesse dans la création : ce vieux débat entre raison et intuition. Il m'a regardé avec ce petit air malicieux qu'il avait souvent, et m'a lancé : « Ça n'existe pas. »
« Tu te vois comme quelqu'un de logique, de rationnel, un pur produit des Lumières, Locke, Newton, et puis les Français, Voltaire, Rousseau, tout ça, non ? » J'ai hoché la tête, un peu pris au dépourvu, mais curieux de voir où il m'emmenait.
« Et pourtant, si je grattais un peu cette surface, qu'est-ce qu'on trouverait dessous ? »
J'ai compris, sans qu'il ait besoin de le préciser, qu'il ne parlait ni d'os ni de muscles.
Et là, il a lâché : « Un chaos total ! Complet ! » avant d'éclater de rire.
« C'est une bonne chose, tu sais », a-t-il repris, visiblement amusé par ma tête. « Le chaos, c'est ton meilleur allié. C'est l'océan où nagent les plus gros poissons. »
Ah, me suis-je dit, je vois où il va : il pense à cette image du poisson dans son travail, à la façon dont il a devancé les postmodernistes en remontant jusqu'au Dévonien, 400 millions d'années en arrière. Sauf que non, pas du tout, ce n'était pas ça.
« Ça ne peut prendre que deux formes. Soit tu tires de l'ordre du chaos, tu construis une structure pour canaliser les forces sauvages de l'imagination et de l'inconscient. Soit tu laisses le chaos venir casser ce qui, dans ton travail, tourne en rond, se répète, et ça, c'est encore plus intéressant. On a besoin du chaos. »
Je me suis souvenu d'avoir lu, quelque part, qu'Héraclite voyait dans le « Chaos primordial » le véritable fondement du réel.
« Prends Beethoven. Il enchaîne dam-dam-dam-ta-dam, encore et encore, au point que tu te dis : voilà, ça va continuer comme ça jusqu'au bout. Et là, sans prévenir, il fait tout éclater. Toutes tes attentes s'effondrent, tout redevient neuf. Et soudain, tu écoutes vraiment. Une idée capable de tout renverser comme ça, ne vient pas d'une pensée logique, raisonnée. Elle vient forcément de l'inconnu. »
C'était souvent comme ça, avec Frank : des conversations qui vous ouvraient les yeux, qui vous bousculaient parfois, mais toujours pleines de vie. Frank, mon ami, merci pour ton chaos à toi, fantastique, intime, primordial.
Je te dois tellement. Tu vas me manquer jusqu'à mon dernier jour.
Programme détaillé
- Projection du film sur Frank Gehry
Œuvre en piano solo de et par Thomas Adès, et à 4 mains avec Yuja Wang
Yuja Wang, oeuvre piano solo - Edvard Grieg
Sonate pour violon et piano nᵒ 3 en ut mineur op. 45
avec Daniel Lozakovich et Yuja Wang - Thomas Adès
Shanty
pour 17 cordes - Jean Sibelius
Concerto pour violon en ré mineur, op. 47
Avec Esa-Pekka Salonen et Daniel Lozakovich - Jean Sibelius
Symphonie n°7
Direction Esa-Pekka Salonen
Orchestre Philharmonia de Londres
Fondé en 1945, le Philharmonia est l’un des plus grands orchestres au monde. Depuis 2021, c’est le chef d’orchestre finlandais Santtu-Matias Rouvali qui en est le chef principal, rejoint en 2023 par Marin Alsop en qualité de cheffe principale invitée. Parmi leurs illustres prédécesseurs, Herbert von Karajan, Otto Klemperer, Riccardo Muti, Giuseppe Sinopoli, Christoph von Dohnányi, Vladimir Ashkenazy ou encore Esa-Pekka Salonen sont quelques-uns des noms qui ont honoré le Philharmonia sur huit décennies.
L’Orchestre a présenté en grande première des œuvres de Richard Strauss, Sir Peter Maxwell Davies, Kaija Saariaho, Errollyn Wallen, Laufey et bien d’autres, et se produit avec les solistes les plus reconnus au monde.
Le Philharmonia se distingue par ses collaborations créatives avec, pour la saison 2025-2026, le pianiste Víkingur Ólafsson en artiste vedette, Gabriela Ortiz en compositrice vedette, ainsi que des artistes en résidence dans les domaines de la danse, du mime, du théâtre et du drag avec Thick & Tight.
Le Philharmonia est résident au Southbank Centre dans le centre de Londres, et effectue des résidences à Basingstoke, Bedford, Canterbury et Leicester, ainsi qu’au Garsington Opera et au Three Choirs Festival. Pour chacune de ses résidences, l’Orchestre s’engage en faveur de la communauté locale. Il mène des projets auprès des écoles primaires et les établissements secondaires, des enfants en famille d’accueil, des personnes atteintes de démence et de leurs aidants, des jeunes s’initiant aux instruments de musique ou encore des adultes qui n’ont pas facilement accès à l’art, dans le but de montrer combien la musique peut être enrichissante.
Cette saison, le Philharmonia fête son 80e anniversaire et multiple les initiatives : 80 billets gratuits offerts aux personnes qui réservent leur place pour la première fois pour tous les concerts prévus à Londres ; équipe de 80 bénévoles pour réserver un accueil chaleureux aux spectateurs ; déploiement du programme Orchestra Unwrapped dans 80 écoles, avec des concerts et une formation destinée aux enseignants ; ou encore Philharmonia Social, un club qui permet à ses membres de rencontrer et de mieux connaître l’Orchestre.
Le Philharmonia tourne énormément dans toute l’Europe et s’est produit en Chine, en Colombie, au Japon, à l’île Maurice et aux États-Unis. En octobre 2025, l’Orchestre a participé à une grande tournée aux États-Unis, clôturée avec deux performances au Carnegie Hall. Dans le cadre de cette saison sont également prévues une tournée en Corée, ainsi que des représentations au Concertgebouw d’Amsterdam, au Musikverein de Vienne, et dans d’autres grandes salles européennes.
Le Philharmonia est reconnu pour exploiter des technologies innovantes. Parmi ses enregistrements, on trouve des 33 tours de référence, plus de 150 bandes-son de films et de jeux vidéo ainsi que des performances en streaming. Son enregistrement de la Symphonie no 5 de Beethoven explore l’espace à bord du vaisseau Voyager, tandis que ses installations immersives et ses expériences en réalité virtuelle ont permis de faire découvrir la musique symphonique à des milliers de personnes.
Le label Philharmonia Records a été créé en 2023. L’Orchestre a réalisé en live des enregistrements d’œuvres majeures signées Strauss, Mahler, Stravinsky ou encore Chostakovitch, sous la baguette de Santtu-Matias Rouvali.
Le programme Emerging Artists du Philharmonia est destiné à la nouvelle génération de musiciens et de compositeurs et s’attache à favoriser la diversité dans l’industrie de la musique classique.
Le Philharmonia est une organisation caritative agréée. Il bénéficie du soutien de l’Arts Council England et de nombreux donateurs – particuliers, entreprises, fondations et associations.
Esa-Pekka Salonen
Esa-Pekka Salonen est un compositeur et un chef d’orchestre reconnu. Récemment nommé directeur créatif du Los Angeles Philharmonic pour la saison 2026-2027, il est titulaire de la chaire Création et innovation de la Philharmonie de Paris et sera également chef principal de l’Orchestre de Paris en 2027-2028. Il est chef d’orchestre lauréat du Philharmonia de Londres, du Los Angeles Philharmonic et de l’Orchestre symphonique de la radio suédoise, dont il a été le directeur musical ou le chef principal, et a été directeur musical du San Francisco Symphony.
Il a fondé le programme de direction d’orchestre Negaunee à la Colburn School, qu’il dirige en tant que membre de la faculté. Il a également cofondé le Baltic Sea Festival, qui se tient chaque année et dont il a été le directeur artistique jusqu’en 2018.
Au cours des dernières saisons, Esa-Pekka Salonen a cofondé le California Festival avec Gustavo Dudamel et Rafael Payare. Il a dirigé une production synesthésique de Prométhée ou le Poème du feu de Scriabine en collaboration avec le pianiste Jean-Yves Thibaudet et Mathilde Laurent, parfumeuse maison de Cartier, qui a récemment fait l’objet d’un documentaire produit par la marque en partenariat avec Mezzo TV. Il a également été en résidence au Berliner Philharmoniker, à l’Elbphilharmonie de Hambourg et au Salzburg Easter Festival. Il a aussi dirigé l’Orchestre symphonique de la radio finlandaise lors de sa résidence au Salzburg Easter Festival, avec notamment une production de Simon McBurney de Khovanshchina, opéra inachevé de Modeste Moussorgski, proposant une musique totalement inédite composée par Gerard McBurney à partir d’un livret redécouvert récemment.
Esa-Pekka Salonen a entamé la saison 2025-2026 en tournée avec l’Orchestre de Paris, se consacrant à la première de son nouveau Concerto pour cor dédié à Stefan Dohr. Après une première mondiale au Lucerne Festival et des représentations à Berlin et à Hambourg, il s’est produit au Boston Symphony Orchestra, à la Filarmonica della Scala et au Hong Kong Philharmonic Orchestra. Cette saison, il a également dirigé deux programmes pour le centenaire Pierre Boulez au New York Philharmonic, Notations avec Pierre-Laurent Aimard et Rituel chorégraphié par Benjamin Millepied. Il a été en résidence avec l’Orchestre symphonique de la radio suédoise et le Bergen International Festival, et s’est produit avec le Los Angeles Philharmonic, le Philadelphia Orchestra, le Chicago Symphony Orchestra et l’Orchestre de Paris. Il a clôturé sa saison au Ojai Music Festival, en tant que directeur musical de l’édition 2026.
Esa-Pekka Salonen est reconnu pour son approche intuitive et cérébrale, tant dans ses compositions qu’en tant que chef d’orchestre. Cette saison, il dirige plusieurs de ses créations, notamment Tiu et Dona Nobis Pacem avec l’Orchestre symphonique de la radio suédoise, et sa Sinfonia concertante pour orgue et orchestre avec Olivier Latry et le Göteborgs Symfoniker. Sa musique figure également dans les programmes d’orchestres et d’ensembles internationaux, aux côtés d’autres pairs.
Esa-Pekka Salonen se distingue par une discographie riche et variée, que ce soit en tant que compositeur ou chef d’orchestre. Parmi ses dernières sorties, l’enregistrement en première mondiale de Adriana Mater de Kaija Saariaho pour Deutsche Grammophon – qui a reçu le Grammy Award du meilleur enregistrement live –, des enregistrements des trois concertos pour piano de Bartók avec Pierre-Laurent Aimard pour Pentatone, ainsi que des enregistrements en audio spatial de Clocks and Clouds, Lux Aeterna, et Ramifications Ligeti pour Apple Music Classical. Ses concertos pour piano (composés pour Yefim Bronfman), violon (pour Leila Josefowicz, qui apparaît dans une campagne publicitaire pour l’iPad d’Apple) et violoncelle (pour Yo-Yo Ma) figurent sur des enregistrements qu’il a lui-même dirigés.
Esa-Pekka Salonen a fait ses classes à la Sibelius Academy d’Helsinki, où il a créé, avec ses camarades Magnus Lindberg et Kaija Saariaho, le collectif Korvat Auki (« Ouvrez les oreilles ») et l’ensemble Toimii pour promouvoir la musique contemporaine. Il a reçu de multiples prix et distinctions, dont la médaille Litteris et Artibus en Suède, la médaille Pro Finlandia de l’Ordre du Lion de Finlande, la médaille de Helsinki et le titre de Commandeur de première classe de l’Ordre du Lion de Finlande, la médaille du Mérite culturel Gloria Artis en Pologne, ainsi que le rang d’Officier de l’ordre des Arts et des Lettres en France. Il a été élu membre honoraire de l’American Academy of Arts and Sciences en 2010 et nommé Knight Commander dans l’Ordre de l’Empire britannique (KBE) par la reine Elizabeth II en 2020. En 2023, il a dirigé le concert du prix Nobel, et, en 2024, a reçu le prix Polar Music. À ce jour, il a reçu sept doctorats honorifiques dans quatre pays différents.
Thomas Adès
Né à Londres en 1971, le compositeur, chef d’orchestre et pianiste Thomas Adès a signé trois opéras. Il a dirigé la première de The Exterminating Angel, le plus récent, au Festival de Salzbourg en 2016, puis au Metropolitan Opera de New York et au Royal Opera House de Londres. Il a dirigé la première et la reprise de The Tempest au Royal Opera House, ainsi qu’une nouvelle production au Metropolitan Opera, au Staatsoper de Vienne et, en novembre 2022, à la Scala de Milan. Enfin, il a dirigé la première mondiale de son ballet en trois actes, The Dante Project, à Covent Garden, puis en mai 2023 à l’Opéra Garnier, à Paris. Début 2024, il a dirigé une nouvelle production de The Exterminating Angel à l’Opéra Bastille.
Thomas Adès dirige fréquemment des représentations de ses partitions pour orchestre Asyla (1997), Tevot (2007), Polaris (2010), le concerto pour violon Concentric Paths (2005), In Seven Days pour piano et orchestre (2008), Totentanz pour mezzo-soprano, baryton et orchestre (2013), et enfin, son Concerto pour piano et orchestre (2019). Son répertoire comprend également de nombreuses œuvres réputées, pour instrument seul et pour orchestre de chambre.
Septembre 2023 a vu Thomas Adès diriger le Gewandhausorchester dans le cadre de sa résidence avec l’ensemble (résidence prévue pour une durée de deux saisons), aux côtés duquel il intervient en tant que chef d’orchestre, pianiste et compositeur dans divers formats de concert. Ce même automne, le musicien est également entré en résidence pour deux saisons auprès de l’orchestre Hallé, qu’il dirigera lors de deux concerts et où il animera un programme de musique de chambre. Pour sa première représentation le 28 octobre, Thomas Adès a dirigé la première britannique Uni de Tower, ainsi que le premier concert donné au Royaume-Uni de son ballet Purgatorio, ainsi que sa Märchentänze pour violon et orchestre avec Anthony Marwood, dont la première britannique a eu lieu en 2022 aux BBC Proms.
Thomas Adès est partenaire artistique de l’orchestre symphonique de Boston depuis 2016, qu’il dirige chaque année, à Boston ainsi qu’à Tanglewood. Il intervient régulièrement en tant que professeur de piano et de musique de chambre au Séminaire international pour musiciens de Prussia Cove, en Cornouailles.
Le musicien dirige régulièrement des concerts avec les Orchestres philharmoniques de Los Angeles et Londres, les Orchestres symphoniques de Boston, Londres, de la BBC, de la radio finlandaise et de la ville de Birmingham, l’Orchestre royal du Concertgebouw, le Gewandhausorchester de Leipzig et l’Orchestre de Sainte-Cécile à Rome. Dans le domaine de l’opéra, en plus de The Exterminating Angel, il a dirigé The Rake’s Progress à la Royal Opera House et à l’Opéra de Zurich, ainsi que la création de trois opéras de Gerald Barry, notamment les premières mondiales, à Los Angeles, de The Importance of Being Earnest et d’Alice’s Adventures Under Ground, dont il a également dirigé la première européenne à Covent Garden. Depuis peu, Thomas Adès est également soliste avec l’Orchestre philharmonique de Vienne et chef de l’Orchestre philharmonique de Berlin. Au cours de l’été 2022, il a dirigé la première mondiale de son œuvre Air pour violon et orchestre au Festival de Lucerne, une commande de l’entreprise Roche pour la violoniste Anne-Sophie Mutter et l’Orchestre du Festival de Lucerne.
Son enregistrement CD de The Tempest à la Royal Opera House (paru chez EMI) a remporté le prix de la catégorie Musique contemporaine aux Gramophone Awards 2010. Son DVD de la production au Metropolitan Opera a gagné le Diapason d’Or de l’année 2013, le prix du Meilleur enregistrement d’opéra aux Grammy Awards 2014 et le prix de l’Enregistrement musical DVD de l’année aux ECHO Klassik Awards 2014.
En tant que pianiste, Thomas Adès a donné des récitals en soliste au Stern Auditorium du Carnegie Hall à New York ainsi qu’au Wigmore Hall de Londres. Il a interprété des concertos avec l’Orchestre philharmonique de New York et l’Orchestre symphonique de Boston. Il a récemment enregistré un album consacré aux œuvres de piano soliste de Leoš Janáček, ainsi qu’un album d’une représentation en direct de Winterreise avec Ian Bostridge. Son disque en soliste consacré à Janáček a remporté la médaille Janáček en 2018.
Yuja Wang
La critique dithyrambique et les ovations du public ne cessent d’accompagner l’éclatante carrière de Yuja Wang. Née à Beijing, la pianiste adulée pour son talent artistique et sa fascinante présence scénique, va atteindre de nouveaux sommets au cours de la saison 2019/20, ponctuée de récitals, séries de concerts, résidences saisonnières et grandes tournées avec les ensembles et chefs d’orchestre les plus prestigieux au monde.
Les points forts de la saison comprennent sa présence en tant qu’artiste de l’année « Artist Spotlight » au Barbican Centre, où elle organise quatre manifestations distinctes dans lesquelles elle intervient : la première exécution à Londres du nouveau concerto pour piano intitulé Must the Devil Have All the Good Tunes? de John Adams (dont elle a interprété la première mondiale au printemps 2019) avec l’orchestre philharmonique de Los Angeles placé sous la direction de Gustavo Dudamel ; l’interprétation par les mêmes interprètes de cette œuvre à Boston et New York ; des récitals avec le violoncelliste Gautier Capuçon et le clarinettiste Andreas Ottensamer ; enfin un récital en soliste pour conclure sa résidence londonienne.
À l’automne 2019, elle a effectué une tournée en Chine avec l’orchestre philharmonique de Vienne, se produisant en concert à Macao, Guangzhou, Shanghai et Wuhan. Au début de l’année 2020, Yuja et Gautier Capuçon se sont à nouveau retrouvés pour une tournée de onze récitals exclusifs en Europe, avec la Philharmonie de Paris et le Wiener Konzerthaus. Elle a ensuite entamé de février à avril une longue tournée de récitals en soliste qui l’a menée sur les grandes scènes d’Amérique du Nord et d’Europe comme le Carnegie Hall à New York, le Davies Symphony Hall à San Francisco et le Concertgebouw à Amsterdam.
Yuja sera également la soliste vedette des grands orchestres d’Amérique du Nord dont le Boston Symphony Orchestra, sous la baguette d’Andris Nelsons ; le Toronto Symphony Orchestra, dirigé par Gustavo Gimeno ; le San Francisco Symphony, sous la direction de Michael Tilson Thomas et le Philadelphia Orchestra, placé sous la direction musicale de Yannick Nézet-Séguin.
Yuja a approfondi sa formation au Canada et au Curtis Institute of Music de Philadelphie auprès du pianiste et professeur Gary Graffman. Sa percée sur la scène internationale remonte à l’année 2007 lorsqu’elle a remplacé Martha Argerich comme soliste avec le Boston Symphony Orchestra. Elle a ensuite signé un contrat d’exclusivité avec Deutsche Grammophon et est devenue l’une des interprètes les plus célèbres au monde dont les apparitions et enregistrements sont acclamés à l’unisson par la critique et le public.
Daniel Lozakovich
Daniel Lozakovich, dont la majestueuse musicalité envoûte les critiques comme le public, est devenu l’un des violonistes les plus demandés aujourd’hui. La saison 2025/26 le conduit à se produire avec les orchestres et chefs les plus prestigieux, à commencer par l’Orchestre royal du Concertgebouw avec Klaus Mäkelä, en tournée en Corée, puis avec l’Orchestre Philharmonique de Rotterdam, le Royal Liverpool Philharmonic, l’Orchestre de Chambre de Lausanne, l’Orchestre Gulbenkian, le Philharmonique d’Helsinki, et l’Orquesta de Castilla y León. Il effectuera une grande tournée européenne avec Tarmo Peltokoski et la Deutsche Kammerphilharmonie Bremen, et retrouvera Nathalie Stutzmann à la tête de l’Orchestre symphonique d’Atlanta. En 2026, il commencera une résidence avec l’Orchestre symphonique de São Paulo. En mars 2026, la création mondiale du deuxième concerto pour violon de Pascal Dusapin à la Fondation Louis Vuitton, avec l’Orchestre Utopia dirigé par Teodor Currentzis, marquera un moment phare de sa saison.
Il joue régulièrement avec les orchestres les plus prestigieux aux États-Unis (Chicago, Cleveland, Pittsburgh, Philadelphie, Boston, Los Angeles, San Francisco) et dans le monde entier : l’Orchestre de la BBC au BBC Proms, le London Philharmonic, le Philharmonia Orchestra, l’Orchestre du Festival de Budapest, le Bayerisches Staatsorchester, l’Orchestre de Paris, l’Orchestre National de France, la Filarmonica della Scala, l’Orchestre symphonique national de la RAI, l’Orchestre de la Radio suédoise, le Royal Stockholm Philharmonic, l’Oslo Philharmonic, l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, l’Orchestre de la Suisse Romande et le Lucerne Festival.
Il collabore avec les plus grands chefs d’orchestre mondiaux : Klaus Mäkelä, Riccardo Chailly, Esa-Pekka Salonen, Andris Nelsons, Ádám Fischer, Semyon Bychkov, Christoph Eschenbach, Nathalie Stutzmann, Neeme Järvi, Valery Gergiev, Andrés Orozco-Estrada, Vasily Petrenko, Tarmo Peltokoski, Lahav Shani, Lorenzo Viotti, Kazuki Yamada, Fabien Gabel, Osmo Vänskä et Rafael Payare.
En musique de chambre, Daniel Lozakovich se produit régulièrement avec Klaus Mäkelä, Yuja Wang, Emanuel Ax, Ivry Gitlis, Sergei Babayan, Martin Fröst, Renaud et Gautier Capuçon, Mischa Maisky, Alexandre Kantorow, Behzod Abduraimov et David Fray.
Daniel Lozakovich a enregistré de nombreux albums salués par le public et la critique. À 15 ans, il signe un contrat exclusif avec Deutsche Grammophon. En juin 2018 paraît son premier album, consacré aux deux concertos pour violon et à la Partita n° 2 de Bach. L’album atteint la première place dans la catégorie Musique d’Amazon France et dans la catégorie Albums classiques en Allemagne.
Son deuxième album, None but the Lonely Heart, hommage à Tchaïkovski, sort en octobre 2019. Le troisième album, publié en 2020, est centré sur le Concerto pour violon de Beethoven — l’année du 250e anniversaire du compositeur — et enregistré avec les Münchner Philharmoniker sous la direction de Valery Gergiev.
En mars 2024, Daniel Lozakovich signe un contrat d’exclusivité avec Warner Classics et publie un premier album réalisé avec Mikhaïl Pletnev, consacré à la musique de César Franck, Edvard Grieg et Dmitri Chostakovitch, incluant également une création composée avec Alexei Shor et Mikhaïl Pletnev.
Lauréat de nombreux prix, il remporte notamment le 1er prix du Concours International de Violon Vladimir Spivakov en 2016, le Prix « Jeune Artiste de l’Année 2017 » au Festival des Nations, le Premio Batuta au Mexique et le Prix Excelentia, sous la présidence honoraire de la reine Sofia d’Espagne.
Il étudie à partir de 2012 à la Hochschule für Musik Karlsruhe auprès du professeur Josef Rissin et obtient son diplôme de Master en 2021.
Né à Stockholm en 2001, Daniel Lozakovich commence le violon à l’âge de sept ans et débute sa carrière de soliste deux ans plus tard avec Vladimir Spivakov. Depuis 2015, il reçoit les conseils d’Eduard Wulfson à Genève.
Daniel Lozakovich joue sur le Stradivarius « ex-Sancy » de 1713, généreusement prêté par LVMH / Louis Vuitton Moët Hennessy.
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