David Claerbout - Erzähl mir das Ende

Hors Les Murs Du 24.04.2018 au 25.08.2018

© David Claerbout

Lieu
Espace Louis Vuitton München
Maximilianstrasse 2a
80539 München
Tél.
+49 89 55 89 38 100,
Horaires
Lundi au vendredi : 12h - 19h; Samedi : 10h - 19h

L’Espace Louis Vuitton de München met à l’honneur l’artiste belge David Claerbout avec une nouvelle exposition, Erzähl mir das Ende (« Raconte-moi la fin »), produite dans le cadre du projet « Hors-les-murs » de la Fondation Louis Vuitton. Ce programme dévoile des œuvres inédites de la Collection dans les Espaces Louis Vuitton de Tokyo, München, Venezia et Beijing, concrétisant ainsi la volonté de la Fondation de réaliser des projets internationaux et de les rendre accessibles au grand public.Né en 1969 à Courtrai, en Belgique, David Claerbout a suivi une formation de peintre et de dessinateur industriel au Nationaal Hoger Instituut voor Schone Kunsten d’Anvers, avant d’entrer à l’Académie royale des Beaux-Arts d’Amsterdam. Depuis, il crée des œuvres qui mêlent de manière unique photographie, film et peinture. David Claerbout utilise des outils de retouche numérique pour modifier ses clichés, déplaçant des ombres, ajoutant des murs ou modifiant la position d’objets ou de personnages. Ses projections, qui montrent souvent un moment unique sous de multiples perspectives, apportent de la mobilité à des images immobiles : les feuilles des arbres bougent sur une photographie ancienne, une torche portée par l’un des personnages d’un portrait de groupe s’éclaire, un rocking-chair se balance… Hantées par le doute, ses représentations fascinent l’œil et l’esprit en intégrant du mouvement et une durée dans ce qui ressemble à des images fixes.

Au début des années 1990, le théoricien spécialisé dans le cinéma, Raymond Bellour a inventé la formule « entre-images » pour parler de ces images hybrides, à la croisée de la photographie, du film et de la vidéo. Aujourd’hui, ce terme s’appliquerait parfaitement à l’œuvre de David Claerbout. Dans Algiers, sections of a happy moment (2008) (Alger, sections d’un moment heureux), le temps est suspendu, mais la fragmentation de l’espace (la multiplication des points de vue et des cadrages) est purifiée par une dilatation temporelle. Ici, le spectateur est « omniscient », capable d’observer une action sous tous ses angles à l’instant précis auquel elle se déroule.Autre élément majeur des œuvres vidéo et photographiques de David Claerbout : le son. Lui-même parle souvent de son travail comme de « pistes audio intégrées dans de la vidéo ». Travel(1996-2013) a été inspiré et est finalement né de sa bande-son – une partition thérapeutique au synthétiseur, imaginée par le compositeur français Éric Breton, visant à atténuer le stress et à susciter le sommeil.

L’Espace Louis Vuitton de München a le plaisir de présenter ces deux œuvres emblématiques, qui font partie de la Collection. Elles illustrent parfaitement le travail de David Claerbout, dans lequel l’ambiguïté entre photographie et cinéma joue sur la perception et l’expérience du temps, pour aboutir à des installations vidéo résolument contemplatives.

« L’ère de la photographie est révolue, et nous observons un retour de ce que Jean Baudrillard appelait l’information 3D, c’est-à-dire des images augmentées par des éléments narratifs ou des statistiques. Alors que la frontière entre les médias devient de plus en plus floue, nous assistons à un retour de la primauté du mot. L’époque où la photographie tirait son origine de la lumière est révolue. »

David Claerbout

Né en 1969 à Courtrai, en Belgique, David Claerbout a suivi une formation de peintre et de dessinateur industriel au Nationaal Hoger Instituut voor Schone Kunsten d’Anvers, avant d’entrer à l’Académie royale des Beaux-Arts d’Amsterdam. Depuis, il crée des œuvres qui mêlent de manière unique photographie, film et peinture. David Claerbout utilise des outils de retouche numérique pour modifier ses clichés, déplaçant des ombres, ajoutant des murs ou modifiant la position d’objets ou de personnages. Ses projections, qui montrent souvent un moment unique sous de multiples perspectives, apportent de la mobilité à des images immobiles : les feuilles des arbres bougent sur une photographie ancienne, une torche portée par l’un des personnages d’un portrait de groupe s’éclaire, un rocking-chair se balance… Hantées par le doute, ses représentations fascinent l’œil et l’esprit en intégrant du mouvement et une durée dans ce qui ressemble à des images fixes.

Au début des années 1990, le théoricien spécialisé dans le cinéma, Raymond Bellour a inventé la formule « entre-images » pour parler de ces images hybrides, à la croisée de la photographie, du film et de la vidéo. Aujourd’hui, ce terme s’appliquerait parfaitement à l’œuvre de David Claerbout. Dans Algiers, sections of a happy moment (2008) (Alger, sections d’un moment heureux), le temps est suspendu, mais la fragmentation de l’espace (la multiplication des points de vue et des cadrages) est purifiée par une dilatation temporelle. Ici, le spectateur est « omniscient », capable d’observer une action sous tous ses angles à l’instant précis auquel elle se déroule.Autre élément majeur des œuvres vidéo et photographiques de David Claerbout : le son. Lui-même parle souvent de son travail comme de « pistes audio intégrées dans de la vidéo ». Travel(1996-2013) a été inspiré et est finalement né de sa bande-son – une partition thérapeutique au synthétiseur, imaginée par le compositeur français Éric Breton, visant à atténuer le stress et à susciter le sommeil.

L’Espace Louis Vuitton de München a le plaisir de présenter ces deux œuvres emblématiques, qui font partie de la Collection. Elles illustrent parfaitement le travail de David Claerbout, dans lequel l’ambiguïté entre photographie et cinéma joue sur la perception et l’expérience du temps, pour aboutir à des installations vidéo résolument contemplatives.

L'artiste

David Claerbout

David Claerbout vit et travaille à Anvers (Belgique) et Berlin (Allemagne). Son travail a fait l’objet d’expositions solo au Centre Pompidou, à Paris ; au Dundee Contemporary Arts Centre de Dundee, en Écosse ; au Van Abbemuseum à Eindhoven, aux Pays-Bas ; à la Galleri K d’Oslo, en Norvège ; et au Centro de Arte Contemporanea de Galicia à Saint-Jacques de Compostelle, en Espagne. Ses œuvres ont également été montrées à l’exposition Belgique Visionnaire, organisée par Harald Szeeman au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, en Belgique, ainsi que dans divers lieux, dont le NIMk (Netherlands Media Art Institute), à Amsterdam, aux Pays-Bas ; le Museum of Contemporary Art de Chicago, aux États-Unis ; la Kunsthalle Wien, à Vienne, en Autriche ; le SMAK (Stedelijk Museum voor Actuele Kunst) à Gand, en Belgique ; le Centre pour l’image contemporaine de Genève, en Suisse ; le MuHKA (Museum of Contemporary Art) d’Anvers, en Belgique ; et le FRI ART Centre for Contemporary Art de Fribourg, en Suisse.