Informations

La Fondation sera exceptionnellement fermée les 22, 25 et 26 juillet, et ouverte aux dates suivantes :

  • Mardi 23 juillet : de 11h à 20h
  • Mercredi 24 juillet : de 11h à 20h
  • Samedi 27 juillet : de 10h à 18h
  • Dimanche 28 juillet : de 10h à 20h

FRANÇOIS MORELLET / JESÚS RAFAEL SOTO – OPTICAL & MOVEMENT

Hors Les Murs

Courtesy of the Fondation Louis Vuitton, Paris © Adagp, Paris 2023. Photo credits © Sun Shi / Louis Vuitton

Date
Du 27.05.2023 au 26.11.2023
Lieu
Espace Louis Vuitton Beijing
China World Mall South Zone W. Bldg. 1 Jianguomenwai Ave.
Beijing
Tél.
T. +86 216 1332 856
Horaires
Ouvert tous les jours de 11h à 19h

L’Espace Louis Vuitton Beijing est fier de présenter Optical & Movement, une exposition qui fait dialoguer les œuvres de l’artiste français François Morellet avec celles de l’artiste franco-vénézuélien Jesús Rafael Soto.

Cet événement s’inscrit dans le programme « Hors-les-murs » de la Fondation Louis Vuitton, dont la vocation est de mettre en valeur sa Collection au sein des Espaces Louis Vuitton de Tokyo, Munich, Venise, Pékin, Séoul et Osaka, à travers des projets d’envergure internationale, accessibles au plus grand nombre.

François Morellet n’a suivi aucune formation artistique mais il a toujours affirmé que son statut d’autodidacte garantissait sa liberté. Il a commencé à peindre vers 1946. La découverte de Mondrian puis de l’art concret au début des années 1950 l’a amené à rompre avec toute forme d’expressivité et à privilégier la géométrie pour parvenir à une création artistique consciente. Par la suite, il a composé des tableaux sur la base de règles librement définies qu’il appliquait de manière déductive. Ces règles étaient à la fois sérieuses et totalement loufoques. Le hasard pur qui guide la conception de ses œuvres est curieusement maîtrisé par une analyse combinatoire rigoureuse.

En 1960, Morellet figurait parmi les membres fondateurs du GRAV (Groupe de recherche d’art visuel), où il a trouvé de nombreuses manières d’exprimer sa créativité. Le GRAV rejetait la subjectivité sous toutes ses formes, mais cherchait néanmoins à « donner un sens social à la géométrie », une quête qui a abouti au spectaculaire art cinétique. En 1963, Morellet a saisi le potentiel esthétique du néon, un support qui lui a permis d’alimenter plus largement et explicitement sa relation au langage avant de créer des œuvres de plus en plus « baroques » au début des années 1990.

Fils aîné d’une famille pauvre, Jesús Rafael Soto est né dans une petite ville du Venezuela. De 1942 à 1947, il a suivi des études à l’Escuela Superior de Artes Plasticas de Caracas. Il était intrigué par l’œuvre de Mondrian et de Malevitch, et comme d’autres artistes sud-américains, il a rejoint des groupes d’art abstrait. Soto a ensuite dirigé l'Escuela de bellas artes de Maracaibo au Venezuela, un poste qu’il a occupé jusqu’à son départ pour Paris en 1950. En 1955, il a participé à l’exposition Le Mouvement à la galerie Denise René à Paris, l’événement qui a marqué la naissance de l’art cinétique. Soto fait partie des artistes qui invitent le public à expérimenter une œuvre interrogeant les concepts de mouvement, du temps et de l’espace.

Pendant de nombreuses années, l’art de Soto a oscillé entre des formes géométriques et organiques. Au cours de cette décennie, il a commencé à créer des constructions linéaires et cinétiques à partir de matériaux industriels et synthétiques tels que le nylon, le Perspex, l’acier et les peintures industrielles – comme en témoigne clairement la série des Pénétrables. Les recherches et expérimentations de Soto accentuaient sa conscience de la fluidité du temps et de l’espace en s’appuyant sur ce qui constitue les fondements de la peinture : structure formelle et interaction chromatique.

Après leur rencontre en 1956, François Morellet et Jesús Rafael Soto sont devenus proches. Chacun incarne l’art d’après-guerre à sa façon, un art géométrique abstrait qui explore la lumière, le mouvement et les propriétés optiques.

L'exposition à l'Espace Louis Vuitton Beijing marque le 100e anniversaire de la naissance de Soto.

Courtesy of the Fondation Louis Vuitton, Paris © Adagp, Paris 2023. Photo credits © Sun Shi / Louis Vuitton

Jesús Rafael Soto

Jesús Rafael Soto est né en 1923 à Ciudad Bolívar au Venezuela et mort en 2005 à Paris en France. Il était l’un des principaux représentants de l’art cinétique, ou art du mouvement. Il a été le directeur de l’Escuela de Bellas Artes [T1] de Maracaibo au Venezuela, puis a reçu une bourse qui lui a permis de s’installer à Paris en 1950. En 1955, il a participé à l’exposition Le Mouvement à la galerie Denise René à Paris, l’événement qui a réellement lancé l’art cinétique. Il a aussi présenté des œuvres dans les expositions du groupe ZERO sur l’exploration de l’immatérialité. Dans ses premières œuvres, Soto cherchait déjà à dépasser la représentation de formes géométriques en deux dimensions et introduisait le mouvement à travers la répétition. Le spectateur joue un rôle central dans son œuvre. En 1967, il a produit ses premiers Pénétrables, des œuvres composées de tiges métalliques et de fils en nylon suspendus dans l’espace.

La première grande exposition en solo de Jesús Rafael Soto a eu lieu en 1968 à la Kunsthalle de Berne en Suisse et au Stedelijk Museum d’Amsterdam aux Pays-Bas. D’autres expositions monographiques ont suivi au musée d’Art Moderne de la Ville de Paris en 1969, au musée Guggenheim de New York en 1974 ainsi qu’au Museo de Arte Contemporáneo de Caracas au Venezuela en 1983. Les récentes expositions uniquement consacrées à Soto incluent celle du musée du Jeu de Paume à Paris en 1997, celle du Centro Cultural del Conde Duque à Madrid en Espagne en 1998, la grande rétrospective itinérante de 2005 intitulée ÀVisión en Movimiento qui a fait halte au Museo Tamayo de Mexico, à la Proa Foundation en Argentine ainsi qu’à la Galleria d’Arte Moderna e Contemporanea de Bergame en Italie.

 Soto a réalisé de nombreuses œuvres monumentales de commande pour des lieux et bâtiments publics à travers le monde entier, notamment pour le siège de l’UNESCO à Paris en 1969, le Teatro Teresa Carreño de Caracas en 1972, le grand hall de la Régie Renault à Paris en 1975, la Royal Bank de Toronto au Canada en 1977, le Centro Banaven de Caracas en 1979 et le Centre Pompidou à Paris en 1987. En 1973, avec l’aide de son ami architecte Carlos Raul Villanueva, Soto a conçu le Museo de Arte Moderno Jesús Soto dans sa ville natale de Ciudad Bolivar pour accueillir son importante collection d’œuvres géométriques et cinétiques accumulées tout au long de sa vie. Le musée conserve également  [T1]Nom différent de celui mentionné plus tôt. A vérifier

L’œuvre de Soto a souvent été mise à l’honneur à l’occasion d’expositions individuelles dans le monde entier : Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, France (1969) ; Museum of Contemporary Art, Chicago, USA (1971) ; Solomon R. Guggenheim Museum, New York, USA (1974) ; Centre de la sculpture contemporaine, Tokyo, Japon (1986) ; musée d’Art moderne de Kanagawa et musée d’Art moderne de Saitama, Japon (1990) ; Banque Bruxelles-Lambert, Bruxelles, Belgique (1999) ; Centre Georges Pompidou, Paris, France (1979, 2013) ; Museum of Fine Arts Houston, Texas, États-Unis (2014). L’œuvre de Soto a aussi figuré dans de grandes expositions collectives, notamment en 1963 à la Biennale de São Paulo au Brésil et les éditions de 1964 et 1966 de la Biennale de Venise en Italie.

François Morellet

François Morellet est né en 1926 et mort en 2016 à Cholet en France. Il a commencé sa carrière au début des années 1950, puis il a exploré les univers entre abstraction et dérision. Ce « rigoureux rigolard » autoproclamé a développé une œuvre radicale marquée par la discipline et la jovialité. Dès ses débuts, il a cherché à prendre autant de distance que possible avec toutes les formes de subjectivité et de romantisme traditionnellement associées à la figure de l’artiste-démiurge. En s’imposant des méthodes et des contraintes spécifiques pour les appliquer et mieux les contourner, il célébrait la liberté dans le respect des règles. Toiles carrées, ruban adhésif, néons, éléments naturels ou high-tech : il utilisait toutes sortes de médias pour s’exprimer artistiquement en expérimentant le pouvoir infini des combinaisons et du hasard dans la neutralité matérielle et l’anonymat créatif.

Célèbre et réputé dans le monde entier (avec près de 500 expositions monographiques à ce jour), son travail a été exposé à la Dia Art Foundation de New York en novembre 2017. Les œuvres de Morellet sont conservées dans les collections du Louisiana Museum à Humlebaek au Danemark, au Kunstmuseum de Düsseldorf et à la Neue Nationalgalerie de Berlin en Allemagne, à la Tate Modern de Londres au Royaume-Uni, au Stedelijk Museum d’Amsterdam aux Pays-Bas, à la Kunsthaus de Zürich en Suisse, au MNAM – Centre Pompidou de Paris en France et dans d’autres grandes institutions. François Morellet a réalisé des œuvres de commande en France et en Allemagne ; en 2010, le musée du Louvre lui a commandé L’Esprit d’escalier, des installations permanentes destinées aux fenêtres de l’escalier dit Lefuel.