Informations

La Fondation sera exceptionnellement fermée les 22, 25 et 26 juillet, et ouverte aux dates suivantes :

  • Mardi 23 juillet : de 11h à 20h
  • Mercredi 24 juillet : de 11h à 20h
  • Samedi 27 juillet : de 10h à 18h
  • Dimanche 28 juillet : de 10h à 20h

MARK LECKEY - "FIORUCCI MADE ME HARDCORE FEAT. BIG RED SOUNDSYSTEM"

Hors Les Murs

© Jeremie Souteyrat / Louis Vuitton

Date
Du 28.02.2024 au 18.08.2024
Lieu
Espace Louis Vuitton Tokyo
Omotesando Bldg 7F 5-7-5 Jingumae Shibuya-ku
Tokyo 150-0001
Tél.
+81 3 3515 0855
Horaires
12h - 20h

L’Espace Louis Vuitton Tokyo a le plaisir d’annoncer la présentation de "FIORUCCI MADE ME HARDCORE FEAT. BIG RED SOUNDSYSTEM", une exposition de l’artiste britannique Mark Leckey.

Fidèle à l’engagement de la Fondation Louis Vuitton de monter des projets internationaux et de toucher un public plus large en exposant les œuvres de la Collection à l’étranger, l’Espace Louis Vuitton Tokyo présente l’événement Fiorucci Made Me Hardcore Feat. Big Red SoundSystem, qui présente deux œuvres majeures de l’artiste britannique Mark Leckey. Cette exposition s’inscrit dans le programme « Hors-les-murs » de la Fondation qui se déploie dans les Espaces Louis Vuitton à Tokyo, Munich, Venise, Beijing, Séoul et Osaka. 

Espace Louis Vuitton Tokyo

Mark Leckey appartient à la génération des Young British Artists, mouvement créé à Londres à la fin des années 1980 aux côtés d’autres créateurs comme Damien Hirst, Tracey Emin et Sarah Lucas. Le plasticien multidisciplinaire avait pratiquement disparu de la scène artistique dans les années 1990, ne réapparaissant qu’à la fin de la décennie. Le thème de la place de l’artiste dans la société – et, plus précisément, dans l’industrie culturelle – est fondamental pour Leckey. Récemment, les nouvelles technologies et la révolution de l’accès à l’information ont donné naissance à plusieurs de ses œuvres. Sa performance/présentation The Long Tail (2009) est née du concept de « long tail » (longue traîne) élaboré par l’auteur anglo-américain Chris Anderson en 2004, qui théorise qu’avec la distribution immense rendue possible par Internet, les désirs marginaux de consommation peuvent aussi être source de profit. Dans la même optique, la fascination de Leckey pour la coexistence des humains avec les objets de consommation qui les entourent, l’a amené à proposer un concept plus étendu de la sculpture, une pratique animiste basée sur la communication avec les produits industriels. 

Héritier d’un dandysme fin-de-siècle associant la vie et l’art dans la lignée d’Oscar Wilde ou de Joris-Karl Huysmans dans le prolongement du « peintre de la vie moderne » de Charles Baudelaire, Leckey perçoit son environnement immédiat comme un outil et une source d’inspiration. Il rejette la notion d’art déconnecté de l’expérience quotidienne. Parcourant l’histoire des sous-cultures britanniques entre les années 1970 et les années 1990, son œuvre ne peut véritablement être appréciée que si l’on voit les cultures populaires comme nobles, dignes d’intérêt et sources de véritables œuvres d’art. La vidéo Fiorucci Made Me Hardcore (1999), qui marque son retour éclatant sur la scène artistique, affirme son intérêt pour les cultures populaires et leur approche du bricolage dans l’art. Fondateur des groupes musicaux donAteller et Jack Too Jack, l’artiste voit dans la musique rave une forme intense d’expression artistique, qu’il célèbre avec de gigantesques murs de haut-parleurs (SoundSystems, 2001-2003). Fiorucci Made Me Hardcore with SoundSystem (10-year Anniversary Remaster) (1999-2003-2010), présenté dans cette exposition synthétise à la perfection cette démarche associant deux œuvres préexistantes.

Fiorucci Made Me Hardcore with SoundSystem

© Jeremie Souteyrat / Louis Vuitton

Puisant son inspiration dans son environnement culturel et matériel, le monde de Leckey est de fait connecté et digital, rempli de technologies cybernétiques et bioniques. Il en parle par le biais de ses propres obsessions, souvent des objets qu’il utilise dans son travail. « Je suis un fétichiste et je fétichise des choses, je suis attiré par ces choses et j’en suis obsédé, je dois en quelque sorte les posséder, car je sens qu’elles me possèdent. Je veux une forme de réciprocité, » explique-t-il. Aussi, s’emparant du personnage de dessin animé Félix le Chat (2013), Leckey reprend cette silhouette spécifique : celle du premier sujet à avoir été télévisé en 1928, s’appropriant ce symbole pionnier de l’ère numérique. 

Mark Leckey

« Je suis un fétichiste et je fétichise des choses, je suis attiré par ces choses et j’en suis obsédé, je dois en quelque sorte les posséder, car je sens qu’elles me possèdent. Je veux une forme de réciprocité.  »

Mark Leckey considère son environnement culturel et matériel comme une source d’inspiration. Son monde est celui d’Internet, du numérique, des technologies cybernétiques et bioniques. Il parle de celui-ci à travers ses propres obsessions, souvent des objets qu’il met en scène dans des installations, des films et parfois des performances.