Nuit Blanche 2026 - « Une brise d’amour dans la nuit a passé »
- Date
- 6 juin 2025 – 20h
- Horaires
- 20h-00h
A l’occasion de Nuit Blanche 2026, la Fondation Louis Vuitton présente « Une brise d’amour dans la nuit a passé », un programme vidéo/poésie pensé en écho au thème de l’édition 2026 -l’amour-, imaginée par sa directrice artistique invitée Barbara Butch.
Seul l'Auditorium est accessible, l'exposition "Calder. Rêver en équilibre" sera fermée au public.
Entrée libre dans la limite des places disponibles.
Ce programme réunit une sélection d'œuvres vidéo issues de la Collection de la Fondation ainsi que quatre poètes et poétesses invité(e)s à déclamer des textes autour de l’amour. Le temps d’une soirée, l’Auditorium de la Fondation se transforme en un espace de partage et d’échanges où la puissance des mots rejoint celle des images. Cette rencontre donne à voir et à entendre une pluralité de voix pour évoquer le sentiment amoureux dans toute sa richesse : les élans, les relations, les ruptures, les doutes, les désirs, autant d’émotions profondément humaines à éprouver ensemble, à l’unisson. Comme le rappelle Barbara Butch, en plaçant l’amour au cœur de l’expérience collective, à la fois comme force motrice, message et bien précieux à partager, cet événement célèbre ce qui nous relie : un langage universel.
Avec les vidéos de : Valie Export, Tao Hui, Valérie Mréjen, Youssef Nabil, Anri Sala, Ming Wong.
Avec la participation de : Selim-a Atallah Chettaoui, Rim Battal, Karim Kattan, Nantene Traore.
Programme
VALIE EXPORT
Breath Text: Love Poem
Réalisée entre 1970 et 1973, Breath Text: Love Poem s’inscrit pleinement dans cette démarche. Face caméra, VALIE EXPORT souffle de manière répétée sur une vitre jusqu’à en embuer la surface et y faire apparaître progressivement la phrase Ich liebe dich (« Je t’aime »). Le langage n’est plus ici un simple énoncé verbal, mais une inscription physique produite par le souffle, la respiration et la proximité du corps avec l’écran. La déclaration amoureuse devient un acte corporel, presque compulsif, où l’intimité se mêle à une forme de tension et d’essoufflement. En transformant le souffle en écriture, l’artiste interroge à la fois le désir, la présence, la distance avec le regardeur et la matérialité même du langage.
VALIE EXPORT, "Breath Text: Love Poem", 1970-1973
Betacam numérique PAL, noir et blanc, son, 2 min 23 s
Tao Hui
The Dusk of Tehran
Tournée à l’occasion d’une résidence à Téhéran en 2014, la vidéo The Dusk of Tehran s'inspire des paroles tenues par une célèbre chanteuse hongkongaise Anita Mui. Assise à l’arrière d’un taxi, fumant, une jeune actrice locale en robe de mariée dialogue avec la conducteur, maintenu hors-champs, reprenant en persan les mots de la star. Déplacés géographiquement, ces propos sur l’ambition sociale, le désir d’amour et la difficulté à le trouver se transforment en une critique implicite des contraintes subies par les femmes en Iran.
Tao Hui, "The Dusk of Teheran", 2014
HD, couleur et son iranien - sous titré français et anglais Durée : 4 min. 14 s.
Valérie Mréjen
Capri (2008)
Capri (2008) met en scène un couple au bord de la rupture à travers des dialogues empruntés aux codes de la fiction sentimentale. En rejouant ces phrases stéréotypées, l’œuvre interroge la banalité du langage amoureux et sa capacité, malgré son caractère convenu, à exprimer une vérité émotionnelle.
Valérie Mréjen, "Capri", 2008
Vidéo, couleur, son, avec Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm. Durée : 6 min.
Valérie Mréjen
Leur histoire (2014)
Leur histoire (2014) met en scène un couple conversant au restaurant, ponctué d’images de cartes postales. L’œuvre explore l’incertitude du récit amoureux, entre mémoire et projection, en laissant coexister plusieurs lectures d’une même relation. À travers ce décalage entre parole et image, Valérie Mréjen interroge la fragilité du langage et la difficulté à construire une histoire commune.
Valérie Mréjen, "Leur histoire", 2014
Vidéo HD transférée sur disque blu-ray, couleur et son. Durée : 3 min. 30 s
Youssef Nabil
You Never Left (2010)
You Never Left (2010) est un court métrage poétique avec Fanny Ardant et Tahar Rahim, conçu comme une allégorie de l’exil et de la mémoire. Dans un ailleurs symbolique évoquant une Égypte perdue, l’œuvre explore la nostalgie, l’absence et le désir impossible de retour, à travers une imagerie inspirée de l’âge d’or du cinéma égyptien. Elle prolonge ainsi les thèmes centraux de l’artiste, où mémoire intime, déracinement et imaginaire cinématographique se mêlent dans une réflexion sur l’identité et l’appartenance.
Youssef Nabil, "You never left", 2010
Film, couleur, son en arabe sous-titré en anglais. Durée : 8 min.
Anri Sala
Answer Me (2008)
Answer Me (2008) met en scène une communication amoureuse impossible : dans un ancien dôme d’écoute de la NSA à Berlin-Ouest, une femme tente d’obtenir une réponse d’un homme dont le son de la batterie couvre sa voix. En transformant une scène intime en expérience sonore, l’œuvre explore l’impossibilité du dialogue, la distance émotionnelle et la manière dont l’espace peut matérialiser un conflit affectif.
Anri Sala, "Answer me", 2008
Vidéo, couleur, son stéréo. Durée : 4 min. 50 s
Ming Wong
Apprendre l’allemand avec Petra von Kant (2007)
Emblématique de sa pratique, Apprendre l’allemand avec Petra von Kant (2007) montre l’artiste rejouant la scène des Larmes amères de Petra von Kant de Fassbinder où Petra, abandonnée par Karin, sombre dans le désespoir amoureux. Grimé en Margit Carstensen, il s’approprie gestes, paroles et identité d’un personnage féminin pour explorer les questions de rôle, de genre, d’identification et de déplacement culturel, en mêlant expérience personnelle et référence cinématographique.
Ming Wong, "Apprendre l’allemand avec Petra von Kant", 2007
Vidéo, couleur, sonore, sous-titrage en allemand et en anglais. Durée : 9 min. 57 s
Une programmation conçue par Ludovic Delalande (Fondation Louis Vuitton).
Les artistes
Anri Sala
Anri Sala (1974, Albanie) crée des œuvres dont la temporalité ne cesse de générer des transformations à partir des relations multiples entre l’image, l’architecture et le son qu’il emploie comme des éléments pour pouvoir plier, renverser et remettre en question nos expériences. Son travail provoque des ruptures dans le langage, dans la musique, dans l’espace et dans le temps, suscitant des dislocations créatives qui génèrent de nouvelles interprétations de l’histoire et supplantent les anciennes fictions et narrations par des dialogues moins explicites, plus nuancés.
Valérie Mréjen
Dessinant une trajectoire résolument oblique entre art, littérature et cinéma, Valérie Mréjen apparaît aujourd’hui comme l’une des figures les plus atypiques de la scène artistique contemporaine. Elle est artiste associée au Théâtre National de Bretagne à Rennes. Sa première monographie est parue en 2021 aux éditions Manuella. Née en 1969 à Paris. Elle vit et travaille à Paris.
VALIE EXPORT
VALIE EXPORT vivait et travaillait à Vienne. Figure pionnière de la photographie conceptuelle, de la vidéo et de l’art de la performance, elle a constitué depuis les années 1960 l’un des corpus les plus importants de l’art féministe. En 1967, elle adopte le nom de VALIE EXPORT, une réinvention audacieuse qui marque le début de sa nouvelle identité artistique. En 1968, elle cofonde la Coopérative des cinéastes autrichiens. Elle a participé à de nombreuses expositions internationales, notamment à documenta 6 et documenta 12, ainsi qu’au Pavillon autrichien de la 39e Biennale de Venise en 1980.
Ces dernières années, son travail a été exposé au MAK Center for Art and Architecture à la Schindler House de Los Angeles (2024), à la C/O Berlin Foundation (2024), à l’Albertina (2023), au Fotomuseum Winterthur (2023), au Kunsthaus Bregenz (2023), à la Staatliche Kunsthalle Baden-Baden (2020), au Pavillon Populaire (2019), au Lentos Kunstmuseum Linz (2017), au Belvedere Museum (2010), à l’Israel Museum (2009) et au Centre Pompidou (2007).
EXPORT a enseigné dans plusieurs institutions internationales, parmi lesquelles l’University of Wisconsin, le San Francisco Art Institute et l’Berlin University of the Arts. De 1995 à 2005, elle a été professeure de multimédia et de performance à l’Academy of Media Arts Cologne. En 2019, elle a reçu le Roswitha Haftmann Prize en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle aux arts visuels. En 2022, EXPORT a également reçu le Max Beckmann Prize de la ville de Francfort-sur-le-Main.
À la suite de l’acquisition anticipée de ses archives et de son héritage artistique, le VALIE EXPORT Center Linz a été fondé en 2015, posant les bases d’un centre international de recherche consacré aux arts médiatiques et à la performance. En 2023, l’artiste a créé à Vienne la VALIE EXPORT FOUNDATION, une organisation à but non lucratif destinée à préserver et étudier son œuvre. Pour en savoir plus : valieexport.at
Youssef Nabil
Né en 1972 au Caire (Égypte), Youssef Nabil vit et travaille à Paris (France) et à New York (États-Unis).
Youssef Nabil puise son inspiration dans le concept de la mémoire et l'univers cinématographique qu'il a grandi en admirant depuis l'Égypte. L'esthétique éthérée de ses œuvres provient de la technique photographique de coloration des films en technicolor. L'artiste peint à la main chacune de ses photographies en noir et blanc, les éditions devenant des variations, chacune une version unique du labeur de l'artiste.
Youssef Nabil bénéficie de nombreuses expositions dans les institutions et biennales de renommée internationale, aux États-Unis, au Pérez Art Museum (PAMM) à Miami, au Los Angeles County Museum of Art (LACMA), au Studio Museum in Harlem et à Aperture Foundation à New York, au Smithsonian National Museum of African Art et au Kennedy Center à Washington, D.C., le Savannah College of Art and Design (SCAD) à Savannah et à Atlanta, et le North Carolina Museum of Art à Raleigh ; au Canada, au Aga Khan Museum of Art à Toronto ; en France, au Centre Pompidou, à la Maison Rouge - Fondation Antoine de Galbert, à l'Institut du Monde Arabe et à la Maison Européenne de la Photographie à Paris, au Frac Normandie à Sotteville- lès-Rouen, à la Friche Belle de Mai à Marseille, aux Rencontres de la Photographie à Arles, ; en Belgique, à la Fondation Boghossian et à la Maison Particulière à Bruxelles ; au Royaume-Uni, au British Museum et au Victoria & Albert Museum à Londres, et au BALTIC Centre for Contemporary Art à Newcastle ; en Allemagne, au Museum für Modern Kunst (MMK) de Francfort, au Kunstmuseum de Bonn et à la Gemäldegalerie Staatliche Museen de Berlin ; en Espagne, au Musée d'art contemporain (MACBA) de Barcelone, au Centro Andaluz de Arte Contemporáneo de Séville et à l'Instituto d'Art Modern de Valence (IVAM) ; en Italie, à la Villa Médicis à Rome, à la Galleria dell'Accademia à Florence, au Palazzo Grassi à Venise et à la 53e Biennale de Venise, Unconditional Love ; au Qatar, au Mathaf Arab Museum of Modern Art à Doha ; au Mexique, au Centro de la Imagen à Mexico ; et au Mali, aux 5èmes Rencontres de la Photographie africaine à Bamako, au cours desquelles il a reçu le prix Seydou Keïta. En 2020/2021, Youssef Nabil a eu sa première exposition rétrospective au Palazzo Grassi de Venise, intitulée Once Upon A Dream. En 2026, il est le premier photographe invité à exposer au Musée d’Orsay à Paris.
Les œuvres de Youssef Nabil figurent dans de prestigieuses collections internationales parmi lesquelles : aux États-Unis, le Los Angeles County Museum of Art (LACMA), le Pérez Art Museum à Miami (PAMM), le Studio Museum in Harlem, New York, et le Savannah College of Art and Design Museum of Art (SCAD) à Savannah ; en France, la Fondation Louis Vuitton, la Collection François Pinault, et la Maison Européenne de la Photographie à Paris ; en Suisse, la Collection UBS Art à Zürich ; au Royaume-Uni, le British Museum et le Victoria & Albert Museum à Londres ; en Angola, la Fondation Sindika Dokolo à Luanda ; en Grèce, le Musée de la photographie à Thessalonique ; au Qatar, le Mathaf Arab Museum of Modern Art à Doha ; aux Émirats arabes unis, le Musée Guggenheim à Abu Dhabi ; au Mexique, le Centro de la Imagen à Mexico.
Quatre monographies ont été publiées sur l'œuvre de Youssef Nabil : Sleep in My Arms (Autograph ABP et Michael Stevenson, 2007), I Won't Let You Die (Hatje Cantz, 2008), Youssef Nabil (Flammarion, 2013) et Once Upon A Dream (Marsilio, 2020).
Tao Hui
Après l’obtention en 2010 d’un diplôme de peinture au Sichuan Fine Art Institute, Tao Hui se consacre aux nouveaux médias.
Entre réalisme et fantastique, ses vidéos et installations mettent en scène des récits où cohabitent différents lieux et époques, empruntant aussi bien à la culture traditionnelle qu’aux mélodrames télévisuels chinois.
Ming Wong
À travers une œuvre pluridisciplinaire – vidéo, performances, installations –, Ming Wong revisite les classiques du cinéma mondial : Pasolini, Visconti, Bergman, Wong Kar-wai, Fassbinder, etc.
Par un minutieux travail de reconstitution et de décalage qui s’amuse des réminiscences de la mémoire collective, l’artiste rejoue des extraits de leurs films mythiques en recomposant son propre scénario en miroir. Masculins ou féminins, il interprète tous les rôles, ne faisant que rarement appel à d’autres performeurs. Par le biais de ces personnages de fiction, il s’intéresse aux notions de représentation et de genre, de culture et d’identité, mais aussi de langage.
Les POETE.SS.ES
Selim-a Atallah Chettaoui
Poète & performeure, Selim-a Atallah Chettaoui (1994) a grandi à Tunis et habite Paris. Habitué.e des entre-deux, sa pratique mêle langues et mediums pour explorer les liens entre joie et violence, identité et actualité socio-politique notamment au sein du collectif d’écopoésie fœhn, ou dans la plateforme artistique féministe et décoloniale bruxelloise Xeno- Ses pérégrinations universitaires l’ont mené×e de la psychologie à la recherche-création littéraire et iel a enseigné l’écriture créative dans le département de Lettres de l’Université de Cergy.
Après plusieurs publications en revue, Des odeurs de bretzels de barbecue et de weed est paru aux éditions 10 pages au carré en 2022 et Au pieu est sorti à la Contre Allée en 2025. Iel a co-dirigé l’anthologie Poèmes à l’usage d’un monde en flammes, parue au Castor Astral en 2026. En parallèle, de scène ouverte en performance, iel a dit ses textes dans des caves, des bars, des rues, des écoles, des prisons, des parcs, des théâtres, des musées, des salles de concert ; en France, Tunisie, Belgique, Inde, Sri Lanka, États-Unis… Le mélange entre poésie et musique électronique est devenu sa marque de fabrique et Le Monde qu’on aime, son premier single est dispo sur toutes les plateformes. Cette même année, Selim-a est lauréat.e du programme Villa Swagatam de l’Institut Français d’Inde et a fait une résidence à la Lakmahal Library au Sri Lanka. Iel est également lauréat.e d’une résidence à la Maison Julien Gracq à Saint-Florent-le-Vieil en mai et juin.
Rim Battal
Rim Battal est une autrice, poétesse et journaliste née en 1987 à Casablanca. Son travail mêle poésie contemporaine, autofiction et réflexion politique. Citée par les Inrocks comme l’une des Dix poètes nouvelle génération à suivre sur les réseaux sociaux, Rim Battal s’est « imposée comme l’une des voix les plus fortes de la jeune poésie francophone » (Vogue).
Après des études de journalisme, elle se consacre à l’écriture créative et mêle poésie, corps et arts visuels dans les performances qu’elle donne en France et à l’international (RDC, Suisse, Allemagne, etc.). Sa voix singulière questionne les normes et défend une parole féminine affranchie, à la fois intime et universelle. En 2022 paraît sa première anthologie personnelle en poche au Castor Astral : Mine de rien offre « un regard contemporain et affranchi » (Ouest-France). Après huit ouvrages poétiques, Rim Battal publie, en janvier 2025, son premier roman intitulé Je me regarderai dans les yeux, chez Bayard éditions.
Karim Kattan
Karim Kattan est un écrivain originaire de Bethléem, en Palestine, né en 1989. Il écrit de la fiction, des essais et de la poésie, en anglais comme en français. Son écriture, à la fois sensorielle, politique et traversée par l’imaginaire, interroge la mémoire, le territoire, l’exil, le désir et les formes d’appartenance. Parmi ses publications figurent le roman L’Eden à l’aube (2024) ainsi que Hortus Conclusus (2025), son premier recueil poétique. Son troisième roman, Septentrionale, paraîtra à l’automne 2026.
Ses textes en français ont été publiés dans diverses publications, parmi lesquelles Le Monde, Libération, Mediapart et AOC, ainsi que dans plusieurs revues littéraires et poétiques, dont Solaris, doyenne des revues de science-fiction francophone, et Kometa. Ils figurent également dans plusieurs ouvrages collectifs, notamment, en 2026, dans le recueil Poèmes à l’usage d’un monde en flammes, publié au Castor Astral. Ses textes en anglais ont paru dans de nombreuses revues, parmi lesquelles The Paris Review, The Dial, The European Review of Books, The Baffler, Strange Horizons et The Magazine of Fantasy & Science Fiction.
En outre, ses textes ont été présentés dans de nombreux espaces d’art et manifestations internationales, parmi lesquels la Biennale de Venise, la Mercosul Biennial à Porto Alegre, la Biennale d’architecture de São Paulo, la VIMA Art Fair à Limassol, Bétonsalon à Paris, la Fondation MMAG à Amman, le Kaaitheater à Bruxelles, B7L9 à Tunis, Mophradat à Athènes, le Frac des Pays de la Loire, le Forum de la Berlinale à Berlin, le Centre rhénan d’art contemporain à Altkirch, ainsi que la Galerie du Jour agnès b. et la Galerie Imane Farès à Paris.
Nanténé Traoré
Nanténé Traoré (1993) est auteur et artiste plasticien. Après un bachelier en arts plastiques à l’école des Beaux Arts de Nantes Métropole (France), il s’installe à Bruxelles, où il vit et travaille aujourd’hui. Il est représenté par la galerie Sultana, à Paris, et publié aux édition Gorge Bleue, Les Insolentes et Points pour ses travaux de poésie, de théatre et ses essais. Son premier roman, « Andromaque dans une Berline rouge », sera publié en octobre 2026 aux éditions L’Arbre de Diane (Belgique).
Nanténé Traoré raconte des histoires, aussi bien avec des mots qu’avec des images. Empruntant au conteur son rôle de scribe, rapporteur à la fois de ce qui a été et de ce qui est à venir, il cherche autant à documenter le présent qu’à créer une nouvelle iconographie de l’intime. Dans ses photographies comme dans ses textes se déploient des histoires de tendresse, de transmission et de liberté, souvent narrées par des corps en mouvement, fluides et non-normatifs.
À travers une répétition comme à l’infini des images, des gestes et des mots il s’agit aussi, et tout particulièrement dans sa pratique la plus récente, de palier à l’immense vertige de ce qui manque au monde.