Piano Jazz Sessions - Joey Alexander Trio

© Droits réservés/ Roy Cox

Complet

Tarifs
15€ / 25€
Date
17 mai 2024 – 20h30
Lieu
Auditorium
Horaires
20h30

5e Piano Jazz Sessions - Joey Alexander Trio

Ce concert est complet, il sera retransmis en direct et en différé sur medici.tv et FLV Play, et en différé sur Radio Classique.

La 5e édition des Piano Jazz Sessions de la Fondation s’ouvre avec l’accueil d’un jeune trio, autour du pianiste et compositeur de jazz Joey Alexander. Cinq années après sa venue à la Fondation en 2018, Joey Alexander célèbre déjà la sortie de son septième album « Continuances », paru en novembre 2023 chez Mack Avenue Records. Il sera de retour sur la scène de l’Auditorium le 17 mai 2024, en compagnie du contrebassiste Kristopher Funn et du batteur Jonathan Barber.

« Continuance », le septième album du pianiste et compositeur Joey Alexander, est l'histoire d'un artiste acclamé par la critique au sommet de sa créativité, non seulement en tant que chef d'orchestre mais aussi en tant que célèbre compositeur. À 20 ans, Joey Alexander réunit son groupe de tournée, composé de Kris Funn (basse) et John Davis (batterie), pour enregistrer leurs uniques improvisations en studio, avec l'aide du trompettiste Theo Croker. Avec cinq nouvelles compositions originales et des interprétations époustouflantes de "I Can't Make You Love Me" (rendu célèbre par Bonnie Raitt) et de l'hymne populaire "Great Is Thy Faithfulness", Joey Alexander ne manquera pas de faire de nouvelles vagues à l'échelle mondiale.


MUSICIENS :

JOEY ALEXANDER, piano
KRISTOPHER FUNN, basse
JONATHAN BARBER, batterie

Joey Alexander

Né le 25 juin 2003 sur l’île de Bali, le pianiste Joey Alexander a découvert le jazz grâce à son père, qui l’a exposé très tôt à différents albums classiques de sa vaste collection. À l’âge de six ans, Joey commence à apprendre le piano tout seul sur un mini-clavier électronique offert par son père. Il est tout de suite capable de jouer la mélodie de « Well, You Needn’t » de Thelonious Monk, mais ne s’arrête pas là. Le père de Joey nourrit son don pour le swing et l’improvisation en l’emmenant aux jam sessions des jazzmen chevronnés de Bali et Jakarta.

La musicalité de Joey et sa compréhension des fondamentaux du jazz se développent à un rythme impressionnant. Il n’a que huit ans quand l’UNESCO l’invite à jouer en solo pour un Herbie Hancock fou de joie pendant la tournée indonésienne du maître du piano. Plus tard, Joey dira à Herbie Hancock : « Tu m’as dit que tu croyais en moi, et ce jour-là, j’ai décidé de consacrer mon enfance au jazz. »


À l’âge de neuf ans, Joey remporte le grand prix du premier Master-Jam Fest, un concours en Ukraine accueillant des candidats de tout âge auquel ont participé 200 musiciens venus de 17 pays. À dix ans, il joue dans les festivals de jazz de Jakarta et de Copenhague. Sur invitation de Wynton Marsalis, il se produit pour la première fois aux États-Unis en 2014 au Rose Hall du club Jazz at Lincoln Center, où il impressionne le public par sa musicalité, puis joue devant la Jazz Foundation of America à l’Apollo Theater et à l’Arthur Ashe Learning Center de Gotham Hall. Désireux d’encourager le développement continu du jeu prodigieux de Joey, ses parents vendent leur entreprise familiale à Jakarta et s’installent aux États-Unis, mais le succès n’arrive pas du jour au lendemain. Les programmateurs sont sceptiques. S’ils ont du mal à croire qu’un enfant de onze ans puisse générer d’importantes ventes de billets et captiver les publics exigeants du jazz, ils reconnaissent vite que Joey fait littéralement le bonheur des spectateurs malgré les défis de l’apprentissage d’une nouvelle langue. Joey bénéficie d’un vrai coup de chance quand l’impresario George Wein l’invite à se produire sur deux scènes au prestigieux Newport Jazz Festival. Joey saisit la balle au bond et met le public à ses pieds grâce à sa musicalité espiègle et son sens aiguisé du swing.


Depuis deux ans, Joey continue à faire ses preuves et à affûter son art : il apprend comment être le leader d’un groupe, préserver la fraîcheur des morceaux joués à de maintes reprises et trouver des musiciens qui soient aussi des collaborateurs. Ce faisant, The Joey Alexander Trio a joué dans de célèbres salles de spectacles et grands festivals à travers les États-Unis et le reste du monde, avec une tournée qui a fait halte à Tel Aviv, Marciac, Montréal, Abou Dhabi, Singapour, Berne, Prague, Vienne, Pérouse et son Indonésie natale.


Face à l’intérêt des médias, Joey a donné des performances et des interviews pour The Today Show, 60 Minutes, CNN, The New York Times ainsi qu’un grand nombre de chaînes de télévision, stations de radio et magazines. Cette couverture médiatique a alimenté la notoriété publique de Joey à un niveau rarement atteint par un musicien jazz aussi jeune et totalement inconnu, tant au sein de la communauté jazz qu’auprès du grand public.


My Favorite Things, son premier album paru en 2015 chez Motema Music, a reçu deuxnominations aux Grammy Awards dans les catégories « Meilleur album jazz instrumental » et « Meilleur solo improvisé » pour son interprétation du morceau « Giant Steps » de John Coltrane, ce qui l’a imposé comme le plus jeune artiste jazz jamais nommé aux Grammys. Ses performances à la 58ème cérémonie des Grammy Awards, encore plus magique que ce à quoi on pouvait s’attendre, ont été saluées par des « standing ovations » d’un public constellé de stars. Son talent a attiré l’attention des mélomanes du monde entier et hypnotisé les grands professionnels de l’industrie tout en incitant d’autres jeunes musiciens à poursuivre leurs rêves.


Tout au long de ce parcours, Joey est resté humblement concentré sur ses progrès en tant que pianiste et sur son intérêt croissant pour la composition. Countdown, son deuxième album très attendu (sorti en septembre 2016 chez Motema Music), démontre le développement remarquable de Joey en tant que leader d’un groupe de jazz contemporain et compositeur prometteur. Il y présente des interprétations inédites de morceaux célèbres qu’il associe de manière naturelle avec ses propres compositions originales dans un style qui s’adresse tant aux novices qu’aux mélomanes expérimentés tout en reflétant vraiment le cœur et l’âme de sa personnalité musicale.


Selon Joey, ses progrès en tant que compositeur sont dus aux heures qu’il a passées à s’entraîner au piano entre ses engagements scolaires, médiatiques et professionnels – et ses rares moments de temps libre, qu’il consacre à des « activités normales de jeunes » comme le cinéma, les jeux vidéo, la natation et le tennis. « Parfois, quand je répète ou joue quelque chose, j’ai de nouvelles idées mélodiques et rythmiques, et là je me rends compte que je suis en train de composer un morceau », confie-t-il.


« Je pense que pour composer des morceaux mémorables, il faut avoir écouté beaucoup de musique de compositeurs et d’artistes qu’on aime. En fait, je trouve plus difficile d’interpréter les titres des autres que de composer les miens, parce que je dois comprendre et ressentir l’esprit du morceau et trouver un moyen de me l’approprier. »


À propos de Joey, Wynton Marsalis a déclaré : « Personne n’a jamais été capable de jouer comme ça à cet âge-là. J’adore tout dans sa façon de jouer – son rythme, son assurance, sa compréhension de la musique. » Aujourd’hui adolescent, Joey a franchi une nouvelle étape dans la définition de sa direction artistique avec la sortie de Countdown.


« Vous savez, j’aime autant créer de la musique en studio que jouer sur scène pour le public », dit-il. « Pourtant, je dois admettre qu’il y a quelque chose de particulier dans le fait d’enflammer une salle en jouant du jazz live. En général, j’essaie de rester calme, mais j’adore l’énergie intense qui passe entre le public et moi. Quand les spectateurs expriment leur appréciation de cette façon, ça me donne envie d’aller plus loin en tant que personne et que musicien, d’améliorer mon jeu et de créer de nouveaux sons fascinants. »


En misant sur le swing et le style d’improvisation qui a imposé son premier album comme un succès critique et populaire, Countdown reflète l’évolution et la maturité artistique de Joey Alexander. Une étape de plus vers un avenir prometteur qu’aucun obstacle ne semble pouvoir arrêter.

Jonathan Barber

Né à Hartford dans le Connecticut, Barber joue de la batterie depuis l'âge de cinq ans. Il est tombé amoureux de cet instrument en observant son père se produire dans l'église familiale. L'éducation de Barber au sein de l'église lui a permis d’apprécier au plus profond la puissance émotionnelle, la passion et le son global de la tradition du gospel. Installé à New York, Jonathan Barber a été élu jeune batteur plein d’avenir de l’année 2018 par le magazine Modern Drummer.

À 29 ans seulement, il a déjà enregistré et sillonné le monde entier avec des artistes tels que Pat Metheny, Nicholas Payton, Buster Williams, Jeremy Pelt, Wallace Roney, Terrace Martin, Jennifer Holiday, Harold Mabern, Steve Davis, Stefon Harris, et bien d'autres talents. Il a également été sollicité pour des spectacles aussi importants que le Ana Grace Project de Jimmy Greene (avec un groupe de musiciens réputés dont Greene, Kenny Barron, John Patitucci et Kurt Elling) et des concerts à guichets fermés avec le Brooklyn Philharmonic et Erykah Badu à la Brooklyn Academy of Music (BAM).

Outre son statut de musicien de premier plan, Barber a vite imposé sa marque de compositeur et de leader avec sa formation Vision Ahead, composée du saxophoniste Godwin Louis, du guitariste Andrew Renfroe, du bassiste Matt Dwonszyk et du pianiste Taber Gable. Tout en tenant compte de la longue liste des concerts et des enregistrements de Barber, le magazine DownBeat qualifie le premier album éponyme « Vision Ahead » de « plus grande réalisation à ce jour ». Sorti sur la plus grande scène du Rockwood Music Hall en mai 2018, « Vision Ahead » est une puissante déclaration d'intention pour un groupe qui révolutionne la scène du jazz moderne depuis sa première prestation au Smalls Jazz Club. En alliant le jazz classique et swinguant avec des éléments de gospel, rock, soul et fusion, le groupe démontre avec force et conviction le large éventail stylistique de Barber comme compositeur et interprète. Jonathan Barber & Vision Ahead ont figuré en tête d'affiche de l'édition 2018 du Rainy Days Jazz Festival, qui s'est tenu à Saint-Pétersbourg et à Moscou, en Russie.

Il apporte aujourd'hui son énergie exubérante au large éventail de styles de son instrument musical. Parmi ses premières influences, on trouve George Duke, Fred Hammond, Weather Report, Yellowjackets et Commissioned à leurs débuts, ainsi que des géants du jazz classique tels Miles Davis, Jackie Mclean, Art Blakey, John Coltrane, Charlie Parker, Tony Williams et Thelonious Monk. Avec son âme, son groove impeccable et sa technique explosive, Barber synthétise ses traditions préférées en une expression musicale totalement moderne et adaptable à l'infini, qui touche les auditeurs de toutes les générations.

En septembre 2019, Barber a effectué sa première tournée en solo en Amérique latine (Mexique, Guatemala, Équateur, Colombie, Argentine). Barber assure la promotion des batteries Ludwig, des cymbales Istanbul Agop, des peaux de tambour Evans, des baguettes Promark et des percussions Sunhouse.

Kristopher Funn

Né et élevé à Baltimore, Maryland, Kristopher Funn commence à jouer de la trompette à quatre ans et de la contrebasse à 14 ans à son entrée au lycée. Bénéficiant de l’enseignement de son père Charles, Kristopher donne son premier concert comme contrebassiste professionnel l’année même où il commence à étudier l’instrument. Il remporte le prix du « héros méconnu » au concours de jazz Fish Middleton du festival de jazz de la côte Est, dès sa première année d'enseignement.

À 18 ans, Kristopher entreprend des études d’informatique à l'université Howard tout en jouant dans la formation de jazz de l’établissement pendant deux ans. Après avoir obtenu un diplôme en informatique avec mention, Kristopher décide de poursuivre une carrière de musicien de jazz professionnel. Il se lance alors dans une série de tournées dans plusieurs salles de la région de Baltimore et de Washington.

À 23 ans, Kristopher entame une carrière internationale avec le saxophoniste alto Kenny Garrett. Il ne cesse depuis de fréquenter tous les grands festivals de jazz sur tous les continents aux côtés de musiciens comme Christian Scott, Joey Alexander, Sean Jones, Kamasi Williams, Benny Golson, Bruce Williams, Nicholas Payton, Warren Wolf, Pharoah Sanders, Jeff Lorber et tant d’autres. Kristopher signe plusieurs enregistrements dont les albums nommés aux Grammy Awards « Emancipation Proclamation », « Ancestral Recall » et « AXIOM » de Christian Scott. Kristopher a sorti son premier album « Cornerstore » en 2017. Lorsqu’il n’est pas à l’étranger, il poursuit sa carrière professionnelle dans la région de Baltimore et Washington D.C. Depuis 2018, Kristopher fait partie de la faculté de jazz du Peabody Institute de l’université Johns Hopkins de Baltimore.

En partenariat avec Radio Classique, medici.tv et Mezzo