Opéra To Be Sung - Pascal Dusapin, Pharrell Williams
Complet
- Tarifs
- 60€ à 80€
- Horaires
- 20h30
Le concert du 4 février sera retransmis en direct sur FLV Play et medici.tv, et en différé sur Radio Classique. Les replays seront disponibles sur l'ensemble de ces plateformes.
Avec Pascal Dusapin, compositeur, Pharrell Williams, Scénographie et lumière, et l'Ensemble Le Balcon, dirigé par Maxime Pascal
Elise Chauvin, Jenny Daviet, Norma Nahoun, sopranos
Florence Darel, récitante
Collaboratrice aux mouvements, Suzanne Meyer
Sonorisation et spatialisation, Florent Derex
Représentations introduites les deux soirs par un dialogue entre Pascal Dusapin et Antoine Gindt sur l’oeuvre, sa genèse et son histoire.
Programme
Pascal Dusapin
To Be Sung
“d’après A Lyrical Opera Made by Two de Gertrude Stein”
19h-20h
Introduction à To Be Sung, avec Pascal Dusapin et Antoine Gindt
Représentations introduites les deux soirs par un dialogue entre Pascal Dusapin et Antoine Gindt sur l’œuvre, sa genèse et son histoire. To Be Sung, composée entre 1992 et 1994 est une œuvre iconique du corpus de Pascal Dusapin. Ce troisième opéra du compositeur est un objet lyrique non identifié, abstrait et plastique, qui propose au public une méditation, une déréalisation du concret. En introduction aux représentations, Pascal Dusapin invite Antoine Gindt pour partager avec le public les clés d’écoute de cette œuvre singulière. Antoine Gindt est auteur, metteur en scène, et a été le commanditaire et producteur de la création en 1994 au Théâtre des Amandiers de Nanterre.
20h30
Pascal Dusapin, Opéra To Be Sung
Dans son opéra de chambre To Be Sung, Pascal Dusapin renonce à toute dramaturgie et à toute action, au profit d'une « prose d'imagination pure », énoncée par trois sopranes aux côtés d'un récitant et rehaussée de textures instrumentales et d'une partie électroacoustique.
« Des dix opéras qu'a composé Pascal Dusapin, To Be Sung est certainement le plus singulier. Son format chambriste et son livret emprunté à l'écrivaine américaine Gertrude Stein en font, autant que sa genèse, une œuvre à part, lancinante et circulaire. Ce troisième opéra créé en 1994 substitue à l'idée de scène la plasticité de la représentation. Aucun rôle ici, aucun protagoniste d'une action qui pourrait se résumer ou se décrire. Dans l'espace abstrait du "Large and lofty room" – les quatre premiers mots énoncés –, se meuvent trois voix qui se mêlent ou se défont, s'associent ou se séparent, s'individualisent ou jouent de leurs similarités. To Be Sung est un opéra de haute voltige, une virtuosité sans début ni fin. C'est un moment lyrique dont la pure sensualité sollicite l'imagination de l'auditeur et requiert son lâcher prise. »
Antoine Gindt, novembre 2025
Pascal Dusapin
Il y a beaucoup de questions dans la musique de Pascal Dusapin, à chacun d’y retrouver les échos de ses propres interrogations, les réponses masquées par l’écriture, ses émotions à l’écoute de cette musique singulière, organique, tour à tour éruptive, suspendue dans l’indicible, rugueuse, pensive, pleine de vitalité, butée, passant en un instant d’une tristesse noire à une cascade de rires triomphants, d’un grincement d’effroi à une avalanche fantastique qui devient fanfare débonnaire, embrassant tous les affects, sans peur.
C’est à l’âge de dix huit ans que Pascal Dusapin, né le 29 mai 1955 à Nancy, écoute Arcana d’Edgar Varèse, à l’Université de Vincennes. Sa vie bascule, il sait désormais que sa vie se confondra avec la composition musicale. Auparavant, il y eut l’éveil musical, au détour de vacances familiales un trio de jazz joue dans l’hôtel, il en revient avec l’envie de jouer de la clarinette, son père le mettra au piano. Puis à dix ans il découvre l’orgue, une déflagration émotionnelle qui perdurera au travers d’une adolescence chaotique et peu conforme. A grandir entre un petit village lorrain entouré de forêts et la banlieue parisienne, il ne choisit aucune obédience et se passionne autant pour Bach que pour les Doors, le free jazz et Beethoven, s’abreuvant des découvertes musicales propres aux années 70. Avec passion, il suivra les cours de Iannis Xenakis de 1974 à 1978, qu’il perçoit comme le dépositaire contemporain de Varèse. Xenakis est pour lui un maître à penser autrement qui élargit son horizon aux mathématiques et à l’architecture. C’est le seul enseignement qu’il suivra vraiment, sans doute parce que Xenakis ne lui demande rien mais lui donne toujours. Ses premières pièces, Souvenir du silence (1975), Timée (1978) trouvent l’écoute et le soutien des compositeurs Franco Donatoni et Hughes Dufourt. André Boucourechliev lui lègue de précieux conseils et des maximes qui resteront pour toujours des compagnes de route : « N’oublie jamais un instrument au fond de l’orchestre », « La sincérité n’est pas une valeur en art »…
En 1977 il remporte le prix de la Fondation de la Vocation et en 1981 celui de la Villa Médicis où il séjournera deux ans et écrira Tre Scalini, Fist, son premier Quatuor, Niobé. Il reviendra de Rome plus déterminé que jamais à vivre en composant, à composer en vivant. A l’été 1986 il écrit Assaï pour le ballet de Dominique Bagouet, grande rencontre humaine et artistique, dont la tournée le mènera de par le monde pendant des années.
En 1986, appuyé par Rolf Lieberman, il s’engage dans l’aventure de son premier opéra, écrit en étroite collaboration avec l’écrivain Olivier Cadiot, Roméo & Juliette : un détournement d’intrigue, de genre, une révolution musico-littéraire où le mot est choisi pour son chant et son rythme tissé au plus près d’une musique totalement débridée. La création aura lieu simultanément à l’Opéra de Montpellier, en juillet 1989, et au Festival d’Avignon, suivi d’une tournée à l’étranger. Pascal Dusapin relie dès lors sa passion littéraire à ses travaux opératiques. Ainsi naîtront Medeamaterial d’après Heiner Müller, créé à La Monnaie de Bruxelles en 1991, To be sung d’après Gertrude Stein, fantastique aventure à laquelle il associe le grand plasticien maître de la lumière James Turrell, créé en 1994 au Théâtre des Amandiers à Nanterre et en 2003 Perelà, Uomo di fumo, d’après Aldo Palazzeschi à l’Opéra Bastille. Il écrit ensuite le livret de ses deux opéras suivants, Faustus, The Last Night créé au Staatsoper Unter der Linden de Berlin en 2006 et Passion au Festival d’Aix-en-Provence en 2008, inspiré par le mythe d’Orphée. Poursuivant sa mise en abyme des héros antiques, il s’attaque au livre référence de Heinrich von Kleist pour son dernier opéra, Penthesilea, création en mars 2015 au Théâtre de La Monnaie à Bruxelles suivie de la création française à l’Opéra du Rhin en septembre 2015, dont il tire également une suite pour soprano et orchestre, Wenn du dem Wind…, créée au Suntory Hall de Tokyo en août 2014 et reprise à la Philharmonie de Paris en mars 2015.
Entrelacés dans l’écriture de ses opéras ont éclos de nombreuses pièces dont sept quatuors à cordes (le sixième avec orchestre), d’autres partitions vocales telles La Melancholia, Granum Sinapis, Dona Eis, Disputatio, ainsi que Sept études pour piano, A Quia concerto pour piano, sept solos pour orchestre, Go, Extenso, Apex, Clam, Exeo, Reverso (créé par les Berliner et Simon Rattle) et Uncut. Ce cycle de sept formes orchestrales composé de 1991 à 2009 raconte une très longue symphonie de vie, d’émotions humaines et artistiques. Un nouveau cycle pour orchestre est en cours, inspiré par la nature, Morning in Long Island en sera le premier élément, suggéré par les formes du vent. Il fut créé en 2010 par l’Orchestre Philharmonique de Radio France sous la direction de Myung-Wun Chung. Parmi ses dernières créations, on peut aussi citer un concerto pour violon, Aufgang, commandé par le violoniste Renaud Capuçon, une pièce pour piano et six instruments, Jetzt genau! ainsi qu’un concerto pour violoncelle, Outscape, écrit pour Alisa Weilerstein qui a été créé en mai 2015 par le Chicago Symphony Orchestra. Son double concerto At Swim-two-birds, écrit pour la violoniste Viktoria Mullova et le violoncelliste Matthew Barley qui a été créé le 30 septembre 2017 par le Netherlands Radio Philharmonic Orchestra, suivi du Gewandhaus Leipzig, de l’Orchestre national de France, du London Philharmonic Orchestra et du Seattle Symphony Orchestra.
Pascal Dusapin est distingué par de nombreux prix, honneurs, récompenses dont le titre de Commandeur des Arts et Lettres en 2003, le prix Cino del Duca en 2005, le Dan David Price en 2007 et le titre d’Académicien à la Bayerische Académie de Munich la même année, qui le voit aussi occuper le fauteuil de la Chaire Artistique au Collège de France, second compositeur après Pierre Boulez à accéder à cette institution. Il tirera de cette expérience et de ses conférences un livre, « Une musique en train de se faire » (édité au Seuil). En 2010 et 2011 il est « Guest Professor » à la Musikhochschule de Munich.
Son engouement pour les formes de la morphogénèse, la philosophie, avec une admiration particulière pour Deleuze, la photographie, l’architecture, le théâtre de Beckett, l’œuvre de Flaubert et beaucoup d’autres, enrichit sa liberté d’invention et permet une myriade de niveaux d’écoute, de compréhension et d’émotions de ses œuvres. Il rencontre et collabore avec de nombreux artistes, conjugue leurs différences avec sa pluralité, Sasha Waltz, James Turell, Peter Mussbach, Laurence Equilbey, l’ensemble Accroche Note, Le Philharmonique de Berlin, Simon Rattle, le Quatuor Arditti. De nouveaux projets lui font aussi intégrer l’électronique à grande échelle dans des lieux exceptionnels comme le Grand Palais lors du Monumenta de Richard Serra ou la plage de Deauville pour le 150ème anniversaire de la ville. En novembre 2011, il met lui-même en scène son cycle pour piano et baryton sur des poèmes de Nietzsche, O Mensch!, aux Bouffes du Nord à Paris. En octobre 2014, il imagine également pour le Festival de Donaueschingen une installation visuelle et sonore, « Mille Plateaux », qui voyagera entre autres au Lieu Unique à Nantes en 2015.
Artiste singulier, Pascal Dusapin continue son voyage sonore et formel sans dogme, offrant à travers des formes toujours diverses une musique furieusement émotive.
En 2019, Pascal Dusapin présente Lullaby Experience, son premier travail en collaboration avec l'Ircam, au festival ManiFeste. Puis pendant l'été il est l'invité du Festival de Salzbourg qui lui dédie un "Time with Dusapin", hommage incomparable à l'artiste synonyme à travers le monde de la vitalité de la musique française. En septembre, a lieu la création de Macbeth Underworld, son nouvel opéra mis en scène par Thomas Jolly au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles.
Le 11 novembre 2020, le Président de la République Emmanuel Macron lui commande la partie musicale de l’œuvre créée lors de la panthéonisation de Maurice Genevoix. En février 2021, il est à l’honneur du festival Présences de Radio France.
Sa musique est publiée aux Éditions Salabert / Universal Classical Music .
Pharrell Williams
Pharrell Williams est un artiste visionnaire, producteur, auteur-compositeur, philanthrope, créateur de mode et entrepreneur. Récipiendaire de 13 Grammy Awards, il a également été nommé aux Oscars, aux Golden Globes et aux Emmy Awards. Il s’est d’abord imposé comme l’une des deux figures du duo de production The Neptunes, ainsi que comme membre fondateur de N.E.R.D., contribuant à façonner le son de la musique populaire contemporaine à travers des collaborations avec des artistes tels que Jay-Z, Justin Timberlake, Britney Spears ou encore Daft Punk. Sa carrière, qui s’étend sur plus de trois décennies, comprend des succès internationaux comme Happy, ainsi que de nombreux albums et projets cinématographiques salués par la critique.
Parallèlement à sa carrière musicale, Pharrell Williams a développé une pratique transdisciplinaire de grande ampleur dans les domaines de la mode, du design et de la culture visuelle. Au début des années 2000, il cofonde les marques de mode Billionaire Boys Club et Ice Cream, qui ont joué un rôle structurant dans le rapprochement entre le streetwear et le luxe à l’échelle internationale. Il occupe actuellement le poste de Directeur de la création de la collection masculine de Louis Vuitton. Il a également collaboré avec de nombreuses institutions et marques, parmi lesquelles Chanel, Adidas, Moncler et Tiffany & Co.
Ces dernières années, Pharrell Williams a élargi son champ d’action au cinéma et à la narration visuelle, notamment avec le long métrage d’animation biographique Piece by Piece (2024), réalisé par Morgan Neville. Ses projets associent fréquemment musique originale, dispositifs scénographiques et concepts visuels, témoignant d’un intérêt constant pour les relations entre le son, l’espace et la performance.
Pharrell Williams est Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO pour l’éducation artistique et l’entrepreneuriat. Il est également fondateur des organisations à but non lucratif Yellow et Black Ambition, ainsi que de Humanrace, une marque engagée à aider les individus à donner la priorité à leur bien-être, axée sur le design de produits et la durabilité.
En 2026, il a été nommé Chevalier de la Légion d’honneur, la plus haute distinction honorifique française, en reconnaissance de sa contribution à la culture et aux industries créatives.
Maxime Pascal
Maxime Pascal s’est imposé comme l’un des interprètes les plus brillants de la musique du XXᵉ siècle et de la création contemporaine de sa génération. Son parcours musical est animé par une exploration passionnée du phénomène sonore, développant une approche où le son lui-même devient le centre de l’expérience musicale.
En 2008, il co-fonde Le Balcon, collectif novateur dont les concerts amplifiés permettent au public de plonger « à l’intérieur du son ». Le nom de l’ensemble est emprunté à la pièce de Jean Genet, en résonance avec les thèmes de la représentation et de l’incarnation. Devenu un acteur majeur de la scène contemporaine, Le Balcon s’est engagé dans des projets d’envergure tels que l'opéra monumental Licht de Karlheinz Stockhausen. Maxime Pascal considère Licht comme l’œuvre de sa vie, qu’il prévoit de présenter dans son intégralité pour le centenaire de Stockhausen en 2028. Avec Le Balcon, il a également dirigé Saint François d’Assise d’Olivier Messiaen et un grand nombre d’œuvres de Gérard Grisey, Pierre Boulez, Michaël Levinas, Morton Feldman et Fausto Romitelli, ainsi que de nombreuses créations.
Présence marquante sur la scène lyrique, il a dirigé Gianni Schicchi et L’Heure espagnole de Maurice Ravel à l’Opéra national de Paris, Ti vedo, ti sento, mi perdo de Salvatore Sciarrino et Quartett de Luca Francesconi au Teatro alla Scala de Milan, Pelléas et Mélisande de Claude Debussy, Turandot de Giacomo Puccini et Sleepless de Péter Eötvös à la Staatsoper de Berlin et au Grand Théâtre de Genève, Lulu d’Alban Berg et Samson et Dalila de Camille Saint-Saëns au Tokyo Nikikai Opera. En 2024, il a dirigé une nouvelle production d’Innocence de Kaija Saariaho à l’Opéra de Dresde. En 2025/26, il dirigera à la Scala une nouvelle production de Pelléas et Mélisande, Ariadne auf Naxos de Richard Strauss à l’Opéra de Rome et La Damnation de Faust d’Hector Berlioz au Tokyo Nikikai Opera.
Il est régulièrement invité dans de grands festivals internationaux : au Festival de Salzbourg, avec La Passion grecque de Bohuslav Martinů, élu « Meilleur spectacle de l’année 2023 » par les Oper! Awards, et Les Trois sœurs de Péter Eötvös en 2025 ; au Festival d’Aix-en-Provence, où il a fait ses débuts à l’été 2023 avec L’Opéra de quat’sous de Bertolt Brecht et Kurt Weill avec Le Balcon et la Comédie-Française, production reprise ensuite à la Salle Richelieu ; aux Wiener Festwochen, avec Lulu d’Alban Berg ; et aux BBC Proms, avec le Hallé Orchestra dans L’Enfance du Christ d’Hector Berlioz.
Maxime Pascal a dirigé des formations prestigieuses telles que le London Symphony Orchestra, le Hallé Orchestra, le SWR Symphonieorchester, l’ORF Radio-Symphonieorchester Wien, le Wiener Philharmoniker, l’Orchestra Sinfonica Nazionale della RAI et le Yomiuri Nippon Symphony Orchestra. Directeur musical de l’Orchestre symphonique de Helsingborg, il a entrepris avec cette formation une intégrale des symphonies de Ludwig van Beethoven, programmée sur plusieurs saisons. En 2025/26, il y dirigera également deux programmes consacrés à Hector Berlioz, ainsi que la Missa solemnis de Beethoven et des œuvres de Felix Mendelssohn et Richard Strauss.
Le 22 septembre 2025, Maxime Pascal est nommé Principal Guest Conductor du Deutsche Oper Berlin, aux côtés de Michele Spotti et de Titus Engel (ce dernier occupant le poste de chef en résidence). Les trois chefs partageront la direction musicale à partir de l'été 2026.
Le Balcon
Le Balcon est fondé en 2008 par un chef d’orchestre (Maxime Pascal), un ingénieur du son (Florent Derex), un pianiste et chef de chant (Alphonse Cemin) trois compositeurs (Juan Pablo Carreño, Mathieu Costecalde, Pedro Garcia Velasquez). Le Balcon se métamorphose au gré des projets, des concerts, aussi bien dans l’effectif, dans l’identité visuelle ou scénographique, que dans le rapport à la sonorisation ou à la musique électronique. Le Balcon tire son nom de la pièce de Jean Genet (Le Balcon, 1956). À l’instar du dramaturge, il situe son engagement artistique et musical à l’endroit du récit, de la parole et de la représentation.
En résidence à l’église Saint-Merry puis au Théâtre de l’Athénée, l’ensemble devient collectif, rassemblant un orchestre, une troupe d’artistes pluridisciplinaires. Le Balcon présente dès lors des œuvres issues d’un répertoire balayant toutes les périodes de l’histoire de la musique, avec une prédilection pour les œuvres des XXe et XXIe siècles. Le Balcon a présenté plusieurs opéras tels que Ariane à Naxos de Strauss, Le Balcon d’Eötvös, La Métamorphose de Levinas, et les créations Le Premier Meurtre de Lavandier et Like Flesh d’Eldar.
Depuis 2018, Le Balcon inscrit des commandes de nouvelles œuvres en accueillant tous les ans des compositeurs en résidence avec le soutien de la Fondation Singer-Polignac.
En 2018, Le Balcon démarre la production de Licht, les Sept jours de la semaine de Stockhausen. Chaque automne, l’un des sept opéras de ce grand cycle est révélé au public. Après le Jeudi de Lumière (2018), le Samedi de Lumière (2019) et le Mardi de Lumière (2020), Le Balcon a présenté le Vendredi de Lumière en novembre 2022, à l’Opéra de Lille ainsi qu’à la Philharmonie de Paris.
Depuis la saison 2022-2023, Le Balcon est artiste partenaire de l’Opéra de Lille.
En 2023, Le Balcon présentera de nouvelles productions : L’Opéra de Quat’Sous de Weill et Brecht, au Festival d’Aix-en-Provence, avec la troupe de la Comédie-Française, dans une mise en scène de Thomas Ostermeier ; Saint François d’Assise de Messiaen au Festival Enescu de Bucarest dans une version de concert avec vidéo de Nieto ; et Sonntag aus Licht de Stockhausen à la Philharmonie de Paris.
Le Balcon est soutenu par le Ministère de la Culture, la Fondation d’entreprise Société Générale C’est vous l’avenir, la Ville de Paris et la Fondation Singer-Polignac.
Florent Derex
Florent Derex est le fondateur du collectif artistique Le Balcon, ainsi que du label discographique B Records. Violoncelliste de formation, il se forme, après des études scientifiques, aux Métiers du son au sein du Conservatoire de Paris – CNSMDP. L’engagement du Balcon est principalement tourné vers la création et l’interprétation de tous les répertoires sur instruments sonorisés. Florent assure la direction et le développement de la compagnie depuis sa création en 2008, conjointement avec le chef d’orchestre Maxime Pascal.
Au sein du Balcon en tant qu’ingénieur du son, il se spécialise dans la sonorisation des musiques acoustiques, électroniques et mixtes. Issu d’une génération qui a naturellement intégré le haut-parleur comme un outil musical et esthétique, Florent travaille sur les questions de projection sonore. Cette notion, principalement issue de la tradition écrite de la seconde moitié du XXe siècle, témoigne de l’importance de l’aspect proprement spatial de la composition dont Le Balcon s’est fait un interprète assidu. Au gré des concerts et des spectacles, Florent est amené à designer toute sorte de dispositifs sonores immersifs.
Avec Le Balcon, Florent produit des spectacles issus d’un répertoire balayant toutes les périodes de l’histoire de la musique, avec une prédilection pour les œuvres des XXe et XXIe siècles et le répertoire opératique.
En 2018, Le Balcon amorce la production de Licht, cycle colossal – 7 opéras, 29 heures de musique – du compositeur allemand Stockhausen. Un opéra est donné chaque saison à la Philharmonie de Paris dans le cadre du Festival d’Automne. Différentes maisons sont associées à l’une ou l’autre des journées : Opéra-Comique, Opéra de Lille, Southbank Centre de Londres, Opéra de Bordeaux, Deutsche Oper Berlin. Plus récemment, Florent travaille sur l’opéra de quat’sous au Festival d’Aix-en-Provence et repris à la Comédie-Française, la comédie musicale La Petite Boutique des Horreurs à l’Opéra-Comique.
À l’opéra, il collabore en tant qu’ingénieur du son avec les metteurs·euses en scène Silvia Costa, Thomas Ostermeir, Susanne Kennedy, Valérie Lesort, Ted Huffman, Christian Hecq, Benjamin Lazar… Il fonde en 2015 avec Rémy Gassiat et Baptiste Chouquet le label B Records dédié exclusivement au disque live - distribué par Naïve puis par Outhere.
Florent produit depuis 2014 avec Le Balcon les Lundis musicaux au Théâtre de l’Athénée à Paris, cycle de récital mensuel présentant un panorama large de la scène lyrique internationale. Florent est actuellement en résidence à la Fondation Singer-Polignac ainsi qu’à l’Opéra de Lille.
Jenny Daviet
Une présence théâtrale imposante et une musicalité naturelle ont mis en avant la soprano française Jenny Daviet comme un talent polyvalent au répertoire éclectique.
Son interprétation des Poèmes pour Mi de Messiaen avec Kent Nagano et le BR-Symphonieorchester, qui a fait l'objet d'une publication sur CD, a été unanimement saluée. On retrouve aussi, dans une édition DVD, un moment fort de sa carrière : son rôle-titre dans Pelléas & Mélisande de Debussy, donné à l’Opéra de Malmö dans la production de Benjamin Lazar dirigée par Maxime Pascal.
En 2025/26, Jenny Daviet présentera une série de programmes passionnants consacrés à la musique contemporaine. Elle se produira à plusieurs reprises avec l'Ensemble intercontemporain : en novembre, elle interprétera Sequenza III de Berio et Orgia d'Héctor Parra à Paris. Au printemps, elle reviendra avec les Kafka Fragments de Kurtág, marquant le 100e anniversaire de la naissance du compositeur. Elle fera ses débuts à la Pierre Boulez Saal de Berlin avec le Boulez Ensemble, dirigé par François-Xavier Roth, dans Skin de Rebecca Saunders. Parmi les autres temps forts de la saison, citons d'autres concerts avec l'ensemble Le Balcon et Maxime Pascal, ainsi que la première mondiale d'une nouvelle œuvre de Christian Rivet à Radio France, qu'elle interprétera avec l'organiste Sarah Kim, dans un cadre composé d'œuvres d'Olivier Messiaen.
La saison précédente, Jenny s'est non seulement produite dans des productions d'opéra contemporain telles que Into the Little Hill de George Benjamin au Festival Ravel et 7 Minuti de Giorgio Battistelli à l'Opéra de Lyon, mais elle s'est également illustrée dans Mozart : elle a chanté Despina aux côtés de Thomas Hampson dans Così fan tutte avec l'Orchestre symphonique de Montréal, ainsi que la Messe en ut mineur à Fribourg. Elle a également été invitée au Festival Messiaen, où sa prestation des Poèmes pour Mi avec le pianiste Jean-François Heisser a été saluée.
En 2023, Jenny a fait ses débuts en Asie dans le rôle de Pamina dans Die Zauberflöte de Mozart, au National Taichung Theater, dans une production de William Kentridge. Cette même année, elle devait également faire ses débuts en tant que Nadja dans Bluthaus de Haas à l'Opéra de Lyon. Parmi les autres grands moments de sa carrière, citons son interprétation de Héro dans Béatrice et Bénédict de Berlioz à l'Opéra de Cologne, sous la direction de François-Xavier Roth, Into the Little Hill de George Benjamin au Teatro del Canal de Madrid en collaboration avec le Teatro Real, ainsi que Léna dans La Princesse jaune de Saint-Saëns et Mélisande dans Pelléas et Mélisande de Debussy avec l'Orchestre Les Siècles. Elle a également interprété le rôle d'Angélique dans Les Chevaliers de la Table Ronde d'Hervé à l'Opéra Grand Avignon, celui de Clorinda dans La Cenerentola de Rossini au Staatsoper de Hambourg, et la Comtesse de la Roche dans Die Soldaten de Zimmermann à l'Opéra de Cologne.
En parallèle de sa carrière à l’opéra, Jenny cultive un lien profond avec le répertoire de concert, où elle s’illustre régulièrement. Parmi ses récents engagements, on peut citer le Requiem de Ligeti avec l'Orquesta y Coro Nacionales de España sous la direction de David Afkham, Ein Deutsches Requiem de Brahms avec le Balthasar-Neumann-Ensemble sous la direction de Thomas Hengelbrock, ainsi que la Messe en ut mineur de Mozart avec le Paris Mozart Orchestra dirigé par Claire Gibault. Elle a également chanté Pierrot Lunaire de Schönberg à l'Opéra de Rouen, Bouchara de Vivier à la Philharmonie de Cologne, et le Requiem de Fauré au Festival international Rostropovitch de Moscou sous la direction de Kazuki Hamada.
Par ailleurs, elle a donné un récital consacré à Messiaen aux côtés du pianiste et chef d'orchestre Alphonse Cemin au Théâtre de l'Athénée, marquant une nouvelle étape dans son exploration du répertoire contemporain et de la mélodie française.
Elle entretient des relations de longue date avec l'ensemble Le Balcon et Maxime Pascal, avec lesquels elle a développé une collaboration étroite. Parmi leurs projets marquants figure sa prestation saluée par la critique d’Eva dans Freitag de Stockhausen, extrait du cycle Licht, présentée à la Philharmonie de Paris et à l’Opéra de Lille. Parallèlement, elle collabore également avec l'orchestre Les Siècles et François-Xavier Roth. Elle s’associe très régulièrement avec l’Ensemble les Lunaisiens sous la direction d’Arnaud Marzoratti, ainsi qu’au pianiste Alphonse Cemin pour de nombreux récitals, se spécialisant sur le répertoire allant de la toute dernière partie du XIXe au début du XXe en France et en Allemagne.
Elise Chauvin
Elise Chauvin débute le chant à l’âge de dix ans en intégrant la Maîtrise de Paris dirigée par Patrick Marco au CRR de Paris. Après des études de philosophie à l’université Paris 8, elle rejoint en 2006 la classe de Peggy Bouveret à l’École Normale de Musique de Paris et y obtient un Diplôme Supérieur d’Exécution soutenu par la Fondation Zaleski qui encourage son talent. Dès sa sortie, Elise Chauvin est engagée comme soliste dans de nombreuses productions, ce qui lui permet d’acquérir très vite une expérience scénique et un grand professionnalisme.
Elle va tour à tour interpréter les rôles de Noémie dans le Cendrillon de Massenet à l’Opéra de Massy, de Pauline dans La Vie Parisienne d’Offenbach avec le Collectif Lyrique, de Despina dans Cosi Fan Tutte et de Susanna dans Le nozze di Figaro de Mozart avec l’orchestre de Massy… Mais la singularité d’ Elise Chauvin, c’est son éclectisme et sa grande ouverture musicale, ce lui permet d’interpréter des rôles très variés.
Ainsi, membre de l’ensemble le Balcon, elle interprète les rôles de Jury dans Examen de Karlheinz Stockhausen, de Femme I dans L’Enfer Musicale d’Alejandra Pizarnik de Marco Suarez, de Echo dans Ariadne auf Naxos de Richard Strauss, de Femme/ Fille/ Voleuse dans le Balcon de Peter Eötvös, de Rita Garcia dans Avenida de los Incas 3618 de Fernando Fiszbein, de La sœur de Grego dans La Métamorphose de Michael Levinas …
En 2011 elle intègre le Nouveau Studio de l’Opéra de Lyon dirigé par Jean-Paul Fouchecourt. Dans ce cadre, elle chante les rôles de Sophie dans Werther de Massenet à l’Opéra de Lyon (doublure d’Anne Catherine Gillet), de Sacha dans Vous qui savez…ou ce qu’est l’amour… (Pièce autour de l’œuvre de Mozart) au Théâtre de la Renaissance, de la Chouette et de la Pastourelle dans l’Enfant et les Sortilèges de Ravel (Opéra de Lyon).
L’enthousiasme d’Elise pour le répertoire contemporain l’amène à participer avec succès à de nombreux concerts tels que la création mondiale d’Espèces d’Espaces de Philippe Hurel au Théâtre de la Renaissance, Il giardino di Sara de Salvatore Sciarrino avec l’ensemble 2E2M à la Villa Medicis, Arboretum : of myths and trees, création mondiale de Diana Soh (Festival Manifeste de l’IRCAM), Cantus de Philippe Hurel avec l’ensemble Court-Circuit (Festival Novelum), En écho de Philippe Manoury, Chansons pour le corps de Luc Ferrari avec l’ensemble l’Itinéraire (Festival Extension de la Muse en Circuit), Garras de Oro de Juan Pablo Carreño, Lenore de Franz Liszt/ Michael Levinas (Festival Paris Quartier d’Été), L’Ailleurs de l’Autre de Geoffroy Jourdain (Péniche Opéra et Festival Métis de Saint Denis), Le livre de Job de Michel Tabachnik avec l’Orchestre Philarmonique de Bruxelles (Cité de la Musique de Paris). …
Repérée en 2010 par Alexis Forestier pour son exceptionnelle présence scénique sur la scène de l’Opus Opéra de Philippe Hurel, Elise Chauvin démarre en parallèle une carrière de comédienne qui l’amènera à jouer dans différentes pièces telles que Mystère des mystères d’Alexis Forestier aux Subsistances de Lyon et au Nouveau théâtre CDN de Montreuil, Celui qui ne connaît pas l’oiseau le mange de Martine Venturelli au Centre National de Création d’Albi, Tu oublieras aussi Henriette de Stéphane Olry au théâtre de l’Echangeur, au Centre Culturel de Sarlat, au CDN de Vandoeuvre les Nancy et à la Cartoucherie…
Norma Nahoun
Norma Nahoun a étudié le chant à Paris, puis à Berlin à la Hochschule für Musik. Elle a participé aux académies de festivals reconnus comme celui de Verbier ou d’Aix-en-Provence. De 2012 à 2014, Norma Nahoun a été membre de la jeune troupe du Semperoper de Dresde où elle a chanté des rôles tels que Papagena dans La Flûte enchantée, Barberine dans Les Noces de Figaro, Didone dans L’Impresario delle Canarie de Domenico Sarro, Philidel dans King Arthur de Purcell, Die Königin dans Das geheime Königreich de Křenek ou encore Frasquita dans Carmen.
Norma Nahoun a fait ses débuts à l’Opéra national de Paris en mai 2015 dans le rôle de Papagena, dans La Flûte enchantée (rôle qu’elle a repris à Montpellier). Au Théâtre des Champs-Élysées, elle a interprété Adina dans une adaptation de L’Élixir d’amour (également à Bordeaux et à Reims). À l’Opéra-Comique de Paris, elle a chanté La Jeune Fille pour la première mondiale de L’Inondation de Filidei/Pommerat (reprise à Rennes, à Nantes et à Luxembourg). Dans Les Noces de Figaro, elle a chanté Susanna (à Saint-Étienne, à Avignon et en tournée en France) et Barberine (Mostly Mozart Festival de New York, Edinburgh International Festival). Elle a interprété Zerlina dans Don Giovanni (Saint-Étienne), Pamina dans La Flûte enchantée (Angers, Nantes, Rennes), Minerva et La Fama dans La Finta Pazza de Sacrati (Versailles, Dijon, Genève, Cracovie, Amsterdam), Aldimira dans Erismena de Cavalli (version de concert à Luxembourg), L’Amour dans Orphée et Eurydice (Nancy), Nannetta dans Falstaff et Baucis dans Philémon et Baucis de Gounod (Tours), Laoula dans L’Étoile de Chabrier (Nancy), Lisette/Ivette dans La Rondine (Nancy, Toulouse), Solveig dans Peer Gynt (Compiègne, Limoges, Montpellier), Colette dans Le Devin du village de Rousseau (Genève), Jacqueline dans Fortunio de Messager (Saint-Étienne), Frasquita dans Carmen (Opéra-Comique, Dijon, Edinburgh International Festival), Nina dans Chérubin de Massenet (Montpellier), Gretel dans Hänsel et Gretel (Angers et Nantes), Mi dans Le Pays du Sourire (Tours, Avignon), Lucy dans Le Téléphone et Amélia dans Amélia va au bal de Menotti (Metz), Juliette dans Die Tote Stadt (Toulouse), Echo dans Ariadne auf Naxos (Montpellier). Elle a joué le rôle de Gabrielle dans La Vie parisienne pour la reprise de la mise en scène de Christian Lacroix à Limoges.
Au concert, Norma Nahoun s’est produite avec le Kammerorchester de Stuttgart (Goethe-Lieder de Fazil Say), le Bayerische Rundfunk Orchester (Cinq-Mars de Gounod à Munich, à Vienne et à Versailles, dirigé par Ulf Schirmer), le Budapest Festival Orchestra (Les Noces de Figaro et La Flûte enchantée en versions de concert, puis le Requiem de Mozart dirigé par Ivan Fischer), le Mahler Chamber Orchestra (Requiem de Fauré), l’Orchestre de chambre de Paris (Lovaby de Betsy Jolas), l’Orchestre symphonique de Tours (programme Dvořak-Mozart dirigé par Jean-Yves Ossonce), l’Orchestre national de Lyon (Le Songe d’une nuit d’été de Mendelssohn, dirigé par Leonard Slatkin), l’Orchestre de l’Opéra de Saint-Étienne (Symphonie no 4 de Mahler, Le Messie de Haendel), le Chœur Accentus (La Petite messe solennelle de Rossini), l’ensemble Café Zimmermann (Cantates de Bach et de Graupner, Stabat Mater de Pergolèse), Le Balcon (Jacob Lenz à Salzbourg). Elle a chanté le programme « Les Fleurs du Mâle – Chansons coquines de café-concert » avec le Palazzetto Bru Zane (Venise, Berlin et Paris).
Dans le cadre de la saison 2025-2026, elle interprète pour la première fois Pamina dans La Flûte enchantée à l’opéra de Saint-Étienne et chante dans To Be Sung de Pascal Dusapin à la Fondation Louis Vuitton avec l’orchestre Le Balcon sous la direction de Maxime Pascal.
Florence Darel
Florence Darel débute à l'écran avec Cyril Collard, Jean-Claude Biette, mais c'est Eric Rohmer qui va lui donner son premier premier rôle avec Conte de Printemps. Elle enchainera avec notamment Uranus, de Claude Berri, (Nomination au César du meilleur espoir féminin), Les enfants volés de Gianni Amelio, Fausto de Rémy Duchemin, Jeanne d'Arc de Jacques Rivette, La Maison de Manuel Poirier, Là Haut, Un roi au-dessus des nuages de Pierre Schoendoerffer.
Pour la télévision elle joue dans plusieurs séries de prestige, telles que Jalna, les Moissons de l'Océan, le Comte de Monte Cristo, cette dernière série mise en scène par Josée Dayan avec qui elle enchaine les collaborations, ainsi qu'avec Jean-Daniel Verhaeghe pour le Père Goriot interprêté par Charles Aznavour, la Bataille d'Hernani, ainsi que le tournage d'Unitaires avec Pierrre Granier-Deferre, Elisabeth Rappeneau, Agnieska Holland… Elle tourne aussi en anglais et en italien , Lourdes de Lodovico Gasparini, Napoléon d'Yves Simoneau et récemment The Grand Master: Franklin in Paris de Tim Van Patten,....
Au théâtre elle joue pour sa première fois à Paris au théâtre de la Ville sous la direction de Jacques Nichet, Le magicien Prodigieux de Calderon, puis la première pièce d'Eric-Emmanuel Schmitt, la Nuit de Valognes au théâtre des Champs Elysées, Ruy Blas aux Bouffes du Nord dirigée par Georges Wilson, Les Caprices de Marianne mis en scène par Lambert Wilson, Un Mari Idéal D'oscar Wilde au théâtre Antoine (Nomination au Molière pour le meilleur second rôle), Frédérick ou le boulevard du crime avec Jean- Paul Belmondo au théâtre Marigny, Marie Hasparren de Jean- Marie Besset mis en scène par Jacques Rosner, Confidences trop intimes au théâtre de l'Atelier par Patrice Leconte, Le Syndrome de l'Ecossais par Jean-Louis Benoit au théâtre des Nouveautés, Le Fils de Florian Zeller par Ladislas Chollat au théâtre des Champs Élysées ....
Elle peut joindre ses passions, musique et théâtre, en interprétant la Jeanne au Bûcher de Arthur Honegger sous la direction d'Alexandre Liebreich à Katowice avec l'Orchestre Symphonique National de la radio polonaise. Elle aime aussi particulièrement l'exercice des lectures en public, pour la Bibliothèque Nationale par exemple et des formes concert récitante.
Suzanne Meyer
Suzanne Meyer est une danseuse interprète et chorégraphe française. Formée à l’école de danse de l’opéra de Paris et au CNSMDP. Elle passe du classique au contemporain puis en sortant de l’école devient soliste au Crazy Horse de Paris sous la direction de Philippe Decouflé. Poursuivant son désir de curiosité, elle quitte cette institution et évolue en tant qu’artiste free-lance, dans différents secteurs. Celui de l’événementiel, de la publicité, et des comédie musicales. Elle est interprète dans un registre beaucoup plus contemporain sous la direction de Robert Carsen et de Nicolas Paul à l’Opéra comique et à Vienne. Elle est l’une des interprètes du collectif Le Balcon qui reprend le cycle Licht de de Stockhausen et se produit dans ce cadre à l’Opéra comique, à la Philharmonie, au Southbank centre à Londres. Et participe au clip de Beyoncé Standing on the sun.
Ce qui caractérise le parcours de Suzanne, c’est l’éclectisme et le désir de faire se rencontrer des univers différents. Chemin faisant, elle ressent le besoin de faire de sa danse un langage plus singulier et développe des projets chorégraphiques basés sur la technique de la danse contact, après avoir rencontré Itay Yatuv, (danseur et pédagogue israëlien) marquant son chemin très fortement. A ses côtés, elle se forme à la danse contact parent-enfant pour les très jeunes enfants, et amène Contakids à exister en France.
En chorégraphie, elle s’initie en participant à la cérémonie des Molières à trois reprises. Ce qui lui ouvre les portes de la chorégraphie pour le cinéma et les séries, faisant du travail avec les acteurs une méthode de travail qui lui est propre. Les projets auxquels elle participe sont Mascarade (N. Bedos), C’est mon homme (G. Bureau), Zonz (Marine Legrain Maunnier), Désenchantées (David Hourrègue), Alphonse (N. Bedos), et à venir en 2025/2026, Peau d’homme (L. Domenach) et Quasimodo (J-F Richet).
Fin 2022, la marque Sézane lui donne une carte blanche pour écrire, et chorégraphier un film mettant en mouvement la palpation pour la prévention du cancer du sein. C’est sa première réalisation. Depuis elle continue de collaborer avec cette marque régulièrement. En 2023, on la retrouve à la chorégraphie et à l’interprétation d’un duo inédit au théâtre Chaillot en septembre prochain dans le cadre de l’édition On danse chez vous menée par Mehdi Kerkouche, et aux jardins de l’Orangerie du Sénat, projet dirigé par Emmanuelle Delanoë pour Le Balcon, qui a eu l’audace de faire réunir plusieurs mondes artistiques.
Elle participe au documentaire « Danse demain », réalisé par Dounia Zellou. Elle s’engage tous les jours pour amener la danse partout, même dans des secteurs réfractaires au mouvement. Et milite pour plus d’expériences partagées avec les non-danseurs. Ce genre de projet est au cœur de son travail pour les mois et années à venir. En 2024, le secteur événementiel (Chanel, Hermès, ou encore Boghossian) fait appel à son travail pour chorégraphier des shows.
En 2025, le programme est consacré à la création libre. Un extrait de pièce « sous les paupières », pour deux interprètes est distribué en mars dernier au Théâtre du Chatelet dans le cadre du festival « moving forward ».
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