Informations

La Fondation sera exceptionnellement fermée les 22, 25 et 26 juillet, et ouverte aux dates suivantes :

  • Mardi 23 juillet : de 11h à 20h
  • Mercredi 24 juillet : de 11h à 20h
  • Samedi 27 juillet : de 10h à 18h
  • Dimanche 28 juillet : de 10h à 20h

RINEKE DIJKSTRA- THE KRAZY HOUSE

Hors Les Murs

© Rineke Dijkstra Courtesy of the artist, the Fondation Louis Vuitton, Paris, co-owned with Solomon R. Guggenheim Museum, New York, 2013. Photo credits: © Timo Ohler / Louis Vuitton

Date
Du 03.05.2024 au 14.09.2024
Lieu
Espace Louis Vuitton München
Maximilianstrasse 2a
80539 München
Tél.
+49 89 55 89 38 100,
Horaires
Lundi au vendredi : 12h - 19h ; Samedi : 10h - 19h

Pour sa quinzième exposition dans le cadre du programme Hors-les-murs de la Fondation Louis Vuitton, l’Espace Louis Vuitton München est fier de présenter The Krazy House de l’artiste néerlandaise Rineke Dijkstra.

La photographe Rineke Dijkstra a étudié à l’académie Gerrit Rietveld d’Amsterdam aux Pays-Bas de 1981 à 1986 et a bénéficié d’une première exposition personnelle intitulée Paradiso Portraits en 1984 à la galerie De Moor. Elle a débuté comme photographe freelance pour des magazines en réalisant des portraits d’artistes, d’écrivains et de dirigeants d’entreprise. En 1992, elle a initié sa série de photographies signature en présentant des adolescents sur une plage de mer du Nord, un projet qu’elle a développé jusqu’en 1996. Après avoir travaillé en Pologne et en Ukraine, elle a pratiqué son art jusqu’aux États-Unis et en Afrique. Elle photographie ses sujets en légère contre-plongée avec un minimum de mise en scène et leur laisse prendre la pose de leur choix. Avec sa première série, Rineke Dijkstra a établi un processus qu’elle maintiendra par la suite : les sujets sont photographiés de face dans un décor minimaliste ; elle privilégie la lumière naturelle, parfois augmentée d’un flash, et prend ses photos sur du négatif couleur avec une chambre photographique.

En 1994 au Portugal, Rineke Dijkstra a photographié des toreros en train de quitter l’arène en capturant leur tension encore vive et leur épuisement. La même année, comme en contrepoint de cette série où la mort est omniprésente, elle a photographié des femmes qui venaient d’accoucher pour saisir toutes les émotions vécues par les jeunes mères dans ce moment rare.

En réinventant le genre du portrait, Rineke Dijkstra emploie la photographie et la vidéo pour déclencher des rencontres et chercher ce qui compte le plus. Ces anonymes conservent un certain mystère paradoxalement entretenu par la préparation et le traitement de l’image : comme on voit très peu de détails contextuels dans les photos et vidéos de l’artiste, notre attention se concentre sur la relation entre celui qui regarde et celui qui est regardé. Il s’agit moins de capturer la réalité que de surprendre une conscience qui émerge, presque à l’insu du modèle. L’œuvre de Rineke Dijkstra est remarquable pour son approche sensible et son observation assidue des émotions.

THE KRAZY HOUSE (MEGAN, SIMON, NICKY, PHILIP, DEE), LIVERPOOL, UK 2009

Courtesy of the artist and Marian Goodman Gallery

Avec l’installation vidéo The Krazy House (Megan, Simon, Nicky, Philip, Dee), Liverpool, UK (2009), l’artiste continue à explorer le thème de l’adolescence. Elle a demandé à cinq jeunes de danser sur leur musique préférée dans un studio photo spécialement aménagé sur la piste de danse d’une boîte de nuit à Liverpool. Engloutis dans cet environnement bleuâtre sombre et feutré, les danseurs se meuvent devant un fond blanc uni. Ils sont complètement absorbés, perdus entre leur propre image et celle qu’ils aimeraient donner. L’artiste a spécialement réinventé la présentation de cette installation éblouissante pour l’Espace Louis Vuitton München afin d’éclairer cette célèbre œuvre d’art sous un jour entièrement nouveau.

Rineke Dijkstra

Revisitant le genre du portrait depuis le début des années 1990, Rineke Dijkstra privilégie la photographie et la vidéo.

Au travers de ces médiums, elle tend à susciter des rencontres, allant à l’essentiel, avec de jeunes modèles : adolescents, soldats récemment incorporés, toréadors amateurs ou parturientes. Sur leurs visages et dans leurs attitudes, elle enregistre les traces de leur confrontation aux mutations du corps. Ces anonymes conservent un mystère, paradoxalement entretenu par le traitement de l’image. Cadrages frontaux, lumières crues ou ouatées maintiennent une distance. Pour Rineje Dijkstra, il s’agit moins de capturer le réel que de surprendre, presque à l’insu du modèle, une conscience qui affleure.