Courtesy the artist  © Agata Gravante
Mark Bradford

Courtesy the artist  © Agata Gravante

Mark Bradford

Né en 1961, à Los Angeles (États-Unis)

Vit et travaille à Los Angeles (États-Unis)

L’outil de prédilection du peintre abstrait Mark Bradford est le papier, dont l’artiste utilise des chutes – affiches, publicités, posters – trouvées près de son atelier de Los Angeles, auxquelles il donne une seconde vie.

Formé au California Institute of the Arts à partir de 1991, Mark Bradford en sort diplômé d’un BFA (Bachelor of Arts) en 1995, et d’un MFA (Master of Arts) en 1997. Il utilise dans son travail le collage, la vidéo, l’impression, l’installation, la performance.
À la fin des années 1990, Mark Bradford commence par travailler comme styliste dans le salon de coiffure de sa mère à  South Central Los Angeles. Il y remarque les fines bandes de « papier pointe » translucide utilisé par les coiffeurs, les rapporte à l’atelier et les intègre à ses compositions. Il restera fidèle à ce principe de réemploi de matériaux « non-artistiques » du quotidien. Qualifiant sa pratique « d’abstraction sociale », il s’inspire de la vie quotidienne hors de son atelier.


Mark Bradford mêle dans son travail culture, culture populaire et préoccupations sociétales. Usant de la peinture, du collage, des « papiers trouvés » (morceaux d’affiches, papier carbone, « papier pointe » utilisé par les coiffeurs…) il a développé une technique caractéristique associant des strates accumulées de papier et une unification de la surface au moyen de vernis, de laque, de peinture. La surface est ensuite déchirée, creusée, poncée, parfois travaillée en y introduisant des matériaux divers (corde, fil de fer, ficelle…) afin de créer des compositions dynamiques et vibrantes qu’il fige sous d’épaisses couches de résine synthétique. Émergent alors de grandes compositions texturées et pourtant vibrantes pouvant évoquer un paysage urbain, une grille, des vues aériennes, voire une toile d’araignée ou même un système veineux.


Faisant référence à différentes luttes, à l'épidémie de sida, aux émeutes raciales mais aussi à des catastrophes climatiques comme Katrina, l’œuvre de Mark Bradford se fait l’écho engagé de l'Histoire et des traumatismes de son pays. Engagé socialement, Bradford a cofondé en 2014 Art + Practice, une fondation d’art et d’éducation dans South Los Angeles destinée à accompagner des jeunes placés en famille d’hébergement.


L’artiste a représenté les États-Unis à la 57e Biennale de Venise en 2017.

Bibliographie

Liebert, Emily. “Mark Bradford” in Pagé, Suzanne ; Lowry, Glenn D. ; Bajac, Quentin ; Elligott, Michelle ; Michelon, Olivier. Être moderne : le MOMA à Paris : [exposition, Fondation Louis Vuitton, Paris, 11 octobre 2017 - 5 mars 2018]. Paris ; New York : Fondation Louis Vuitton ; MoMa, 2017. 978-1-63345-046-2 

Hill, Anita ; Smee, Sebastian ; Butler, Connie. Mark Bradford. New York : Phaidon, 2018. 978-0-7148-7339-8

Siegel, Katy ; Bedford, Christopher. Mark Bradford : tomorrow is another day. Ostfildern : Hatje Cantz Verlag, 2017. 978-3-7757-4271-9

Fox, Dan, "Signs of the Times". Frieze : contemporary art and culture, n° 187, p. 154-159, mai 2017. 

 Olujimi, Kambui, "A conversation with Mark Bradford". Modern painters : the international Art Magazine, p. 78-83, mai 2015.

Butler, Cornelia H.. Mark Bradford : scorched earth [exhibition, Hammer Museum, Los Angeles, June 21st-September 20, 2015]. Los Angeles : Hammer Museum, 2015. 978-3-7913-5429-3

***   Ouvrages disponibles au Centre de Ressources   ***

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