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La Fondation est actuellement fermée. Elle rouvrira ses portes le 9 octobre 2026 à l'occasion de l'exposition "Gustave Fayet, Collectionneur - Créateur. Icônes de l'art moderne".

Marilyn

  • 2012
  • Philippe Parreno
  • Film, couleur, sonore
  • Durée : 23'

Marilyn (2012) est une visite de la suite de l'hôtel Waldorf-Astoria à New York, où vécut l'actrice emblématique.

Le film évoque Marilyn Monroe lors d'une séance fantasmagorique dans sa suite de l'hôtel. La fantasmagorie était une forme précoce du cinéma, une sorte de numéro de cirque où les prestidigitateurs utilisaient la lumière et la fumée artificielle pour invoquer une apparition éthérée afin de ressusciter les morts. Ici, l'image est prise du point de vue de la défunte Marilyn. Filmée et racontée par une Monroe simulée par ordinateur, son écriture élégante – apparaissant d'abord lentement, puis remplissant frénétiquement feuille après feuille le papier à lettres de l'hôtel – est également une réplique, produite par un dispositif graphique robotisé. Le film est finalement le portrait émouvant d'un fantôme.

Philippe Parreno, Marilyn, 2012 Crédit artiste : © Philippe Parreno Crédit photographique : © Louis Vuitton / Timo Ohler

Philippe Parreno

Privilégiant le projet à l’objet, Philippe Parreno interroge, depuis les années 1990, divers modes de narration et de représentation dans ses films, sculptures, performances, dessins et textes.

Attaché au médium de l’exposition, il ne cesse d’en questionner et d’en réinventer le format. En 1999, le projet No Ghost Just a Shell est une invitation lancée avec Pierre Huyghe à une vingtaine d’artistes pour donner vie au personnage de manga Ann Lee dont ils ont acquis les droits. Privilégiant collaboration et polyphonie, l’œuvre est une construction où sont liés image et texte, récit et signe, n’hésitant pas à inverser les règles médiatiques. Autre collaboration importante : le portrait de Zinedine Zidane, réalisé avec Douglas Gordon, imposant avec une grande force visuelle le paradoxe d’une image déceptive (Zidane, 2006). À partir des années 2000, apparaissent dans ses films fantômes, ventriloques et automates, des figures reposant la question de l’origine du récit.

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