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La Fondation est actuellement fermée. Elle rouvrira ses portes le 9 octobre 2026 à l'occasion de l'exposition "Gustave Fayet, Collectionneur - Créateur. Icônes de l'art moderne".

Ok, now we're cooking with gas

  • 2018
  • Mark Bradford
  • Technique mixte sur toile
  • 184,5 x 244,0 x 6,0 cm

Le matériau de prédilection de Mark Bradford est le papier – affiches, publicités, posters, bandes dessinées – dont il utilise des chutes récupérées près de son atelier de Los Angeles. Chaque peinture-collage se compose des différentes strates de matières auxquelles il ajoute divers éléments, corde, ficelle et fil de fer, figés sous d’épaisses couches de résine synthétique. Il triture, déchire et ponce la surface de l’œuvre selon un procédé complexe. Émergent alors de grandes compositions vivantes et texturées pouvant évoquer un paysage urbain, une grille, des vues aériennes, des systèmes neuronaux ou veineux.

L’œuvre de Mark Bradford, très engagée dans différentes causes notamment celle du sida, se fait l’écho de l’Histoire et des traumatismes américains contemporains. Son travail, qu’il qualifie d’« abstraction sociale », est un prolongement de son engagement en faveur des communautés défavorisées. Fédérant peinture et collage, Reports of the Rain contraste avec le reste de son œuvre par sa trame homogène et son caractère lyrique. 

Dans ses œuvres plus récentes telles que "Ok, now we are cooking with gas", 2018, l’artiste introduit des pages de comics, associant imagerie populaire et abstraction. Son titre s’inspire des bulles de bandes dessinées. 

Crédit artiste : © 2019 Mark Bradford Crédit photographique : © Louis Vuitton / Tommaso Sartori

Mark Bradford

L’outil de prédilection du peintre abstrait Mark Bradford est le papier, dont l’artiste utilise des chutes – affiches, publicités, posters – trouvées près de son atelier de Los Angeles, auxquelles il donne une seconde vie.

Formé au California Institute of the Arts à partir de 1991, Mark Bradford en sort diplômé d’un BFA (Bachelor of Arts) en 1995, et d’un MFA (Master of Arts) en 1997. Il utilise dans son travail le collage, la vidéo, l’impression, l’installation, la performance. À la fin des années 1990, Mark Bradford commence par travailler comme styliste dans le salon de coiffure de sa mère à  South Central Los Angeles. Il y remarque les fines bandes de « papier pointe » translucide utilisé par les coiffeurs, les rapporte à l’atelier et les intègre à ses compositions. Il restera fidèle à ce principe de réemploi de matériaux « non-artistiques » du quotidien. Qualifiant sa pratique « d’abstraction sociale », il s’inspire de la vie quotidienne hors de son atelier. Mark Bradford mêle dans son travail culture, culture populaire et préoccupations sociétales. Usant de la peinture, du collage, des « papiers trouvés » (morceaux d’affiches, papier carbone, « papier pointe » utilisé par les coiffeurs…) il a développé une technique caractéristique associant des strates accumulées de papier et une unification de la surface au moyen de vernis, de laque, de peinture. La surface est ensuite déchirée, creusée, poncée, parfois travaillée en y introduisant des matériaux divers (corde, fil de fer, ficelle…) afin de créer des compositions dynamiques et vibrantes qu’il fige sous d’épaisses couches de résine synthétique. Émergent alors de grandes compositions texturées et pourtant vibrantes pouvant évoquer un paysage urbain, une grille, des vues aériennes, voire une toile d’araignée ou même un système veineux. Faisant référence à différentes luttes, à l'épidémie de sida, aux émeutes raciales mais aussi à des catastrophes climatiques comme Katrina, l’œuvre de Mark Bradford se fait l’écho engagé de l'Histoire et des traumatismes de son pays. Engagé socialement, Bradford a cofondé en 2014 Art + Practice, une fondation d’art et d’éducation dans South Los Angeles destinée à accompagner des jeunes placés en famille d’hébergement. L’artiste a représenté les États-Unis à la 57e Biennale de Venise en 2017.

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