"Lettre à Hermann Scherchen" from Gravesaner 6' from Iannis Xenakis to Hermann Scherchen (1956)

  • 2006
  • Cerith Wyn Evans
  • Chandelier and flat screen, morse code provided by computer
  • Chandelier 130,0 x 100,0 x 100,0 cm
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Avec la série Chandeliers (2004), Wyn Evans explore les questions de la traduction. Reliés à des ordinateurs sur l’écran desquels défilent les textes, les luminaires diffusent en langage Morse des poèmes de William Blake, des citations de la théoricienne féministe Judith Butler, de Michel de Certeau ou encore du Marquis de Sade. De façon caractéristique, l’artiste choisit de faire fructifier le paradoxe qui consiste à utiliser la lumière pour transmettre un énoncé obscur. La poésie chez lui naît de ce qu’il nomme « l’exotisme de l’expérimentation », qui, par la multiplication des ambigüités, lui permet d’explorer la zone incertaine entre les faits et la fiction, la réalité et son double, les certitudes acquises et les sensations contradictoires. 

"Lettre à Hermann Scherchen" from Gravesaner 6' from Iannis Xenakis to Hermann Scherchen (1956), 2006, apparient à la série des Chandeliers qui s’allument et s’éteignent pour traduire des textes divers en code Morse. Un écran d’ordinateur apposé près du chandelier permet d’en prendre connaissance. Il s’agit ici d’une lettre du compositeur Iannis Xenakis adressée au chef d’orchestre Hermann Scherchen publiée dans la revue Gravesaner Blätter en 1956. Xenakis se livre à une mise au point sur certains aspects d’un article de Scherchen publié quelque temps plus tôt dans la même revue. Il y discute entre autres des probabilités qu’il emploie pour certains passages de sa composition Pithoprakta, et insiste sur l’idée que la pensée n’est pas linéaire – axiome qui est évidemment au centre du travail de Cerith Wyn Evans.

Crédit artiste : © Cerith Wyn Ewans Crédit photographique : Courtesy White Cube, London

Cerith Wyn Evans

First and foremost a film-maker and video artist, Cerith Wyn Evans began making sculptures and visual and sound installations in the 1990s, mainly based on the themes of language and perception.

Drawings on references to cinema, literature and art history, his works feature neon lights, photographs, musical instruments and even fireworks, spatialising sounds and hovering between the material and immaterial.

Cerith Wyn Evans presented multiple monographic shows at renowned institutions, including the Aspen Museum of Art, Colorado, USA (2021); Pirelli Hangar Bicocca, Milan, Italy (2019); the National Museum Wales and Tate Britain, London, United Kingdom (2018); the Museo Tamayo, Mexico City, Mexico (2018); the Haus Konstruktiv in Zurich, Switzerland (2017); the Museion Bolzano, Italy (2015); the Serpentine Sackler Gallery in London (2014); the MUSAC in Leon, Spain (2008); the Institute of Contemporary Art in London (2004); the Massachusetts Institute of Technology (MIT) and the Museum of Fine Arts in Boston, USA (2004); Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris and Centre Georges Pompidou in Paris, France (2004). He also participated in documenta 11 in Kassel, Germany (2002) and was the first artist to represent Wales at the Venice Art Biennale in 2003. His works are part of the permanent collections of the Museum of Modern Art (MoMA) in New York, USA; the Tate Modern in London; the Centre Georges Pompidou, the Fondation Louis Vuitton, and the Musée d’Art Moderne de Paris.

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