Alexander Calder
Peintre et sculpteur américain, Alexander Calder (22 juillet 1898, Philadelphie, USA – 11 novembre 1976, New York, USA) a révolutionné le concept même de sculpture à travers ses “stabiles” et surtout ses ”mobiles”, assemblages savants de tiges de métal et de plaques de tôle colorée animées par le moindre souffle d’air. « La sublimation d’un arbre dans le vent », d’après Marcel Duchamp, à qui on doit le terme même de “mobile” – et à Jean Arp celui de “stabile”.
Né d’une lignée de sculpteurs et de peintres réputés, Calder entreprend une formation d’ingénieur, avant de poursuivre des études à l’Art Student’s League de New York au début des années 1920. Parallèlement, il s’adonne à l’illustration de bandes dessinées, et croque les animaux des zoos du Bronx et de Central Park. Sa fascination pour le cirque l’amène à concevoir le sien, en fils de fer et morceaux de bois, qu’il donne en spectacle de par le monde, en particulier à Paris où il s’installe en 1926. Il y fréquente aussi bien les surréalistes, Robert Desnos, Man Ray, Joan Miró ou Jean Cocteau, que les tenants de l’abstraction géométrique, Jean Hélion, Theo van Doesburg ou Piet Mondrian. Sa visite à l’atelier de ce dernier, rue du Départ, en 1930, sera déterminante pour le reste de sa carrière, et il conservera du maître du Néoplasticisme une palette restreinte au noir et aux couleurs primaires, et un vocabulaire réduit aux formes les plus simples.