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La Fondation est actuellement fermée. Elle rouvrira ses portes le 9 octobre 2026 à l'occasion de l'exposition "Gustave Fayet, Collectionneur - Créateur. Icônes de l'art moderne".

Lily of Force

  • 1945
  • Alexander Calder
  • Mobile posé - feuille de métal peint, tringle et fil de fer
  • 270,0 x 250,0 x 160,0 cm

Lily of Force fut présentée en 1946 à la galerie Louis Carré lors de la première exposition de calder en France après la Seconde Guerre mondiale. Marcel Duchamp avait organisé l'exposition , à la suite de sa découverte dans l'atelier de Calder, en 1945, d'oeuvres à petite échelle réalisées à partir de chutes de tôles. "Envoyons ces petits objets par la poste à Carré et faisons une expoition" avait-il dit à Calder, enthousiasmé par le nouveau système de courrier par avion. Intrigué par les restrictions sur la dimension des paquets, Calder a fait de ces contraintes un atout et créé des sculptures de plus grande taille mais démontables. Elles pouvaient être expédiées en plusieurs colis et remontés sur place.

Feuille de métal, fil, tige et peinture 270 x 250 x 160 cm Fondation Louis Vuitton © 2026 Calder Foundation, New York / ADAGP, Paris © Primae / Louis Bourjac

Alexander Calder

Peintre et sculpteur américain, Alexander Calder (22 juillet 1898, Philadelphie, USA – 11 novembre 1976, New York, USA) a révolutionné le concept même de sculpture à travers ses “stabiles” et surtout ses ”mobiles”, assemblages savants de tiges de métal et de plaques de tôle colorée animées par le moindre souffle d’air. « La sublimation d’un arbre dans le vent », d’après Marcel Duchamp, à qui on doit le terme même de “mobile” – et à Jean Arp celui de “stabile”.

Né d’une lignée de sculpteurs et de peintres réputés, Calder entreprend une formation d’ingénieur, avant de poursuivre des études à l’Art Student’s League de New York au début des années 1920. Parallèlement, il s’adonne à l’illustration de bandes dessinées, et croque les animaux des zoos du Bronx et de Central Park. Sa fascination pour le cirque l’amène à concevoir le sien, en fils de fer et morceaux de bois, qu’il donne en spectacle de par le monde, en particulier à Paris où il s’installe en 1926. Il y fréquente aussi bien les surréalistes, Robert Desnos, Man Ray, Joan Miró ou Jean Cocteau, que les tenants de l’abstraction géométrique, Jean Hélion, Theo van Doesburg ou Piet Mondrian. Sa visite à l’atelier de ce dernier, rue du Départ, en 1930, sera déterminante pour le reste de sa carrière, et il conservera du maître du Néoplasticisme une palette restreinte au noir et aux couleurs primaires, et un vocabulaire réduit aux formes les plus simples.

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