Informations

La Fondation rouvrira ses portes le 22 septembre 2021 avec l’exposition La Collection Morozov. Icônes de l’art moderne. La billetterie en ligne est ouverte, vous pouvez dès à présent réserver votre visite.

Concert d'ouverture de l'exposition Morozov

Musique 20 septembre 2021 – 20h

© Valentin Baranovsky © State Academic Mariinsky Theatre

Complet

Tarifs
De 70€ à 100€
Lieu
Auditorium

Programme exceptionnel

Pour l’ouverture de la saison, les 20 et 21 septembre, la Fondation propose deux concerts exceptionnels et invite l’orchestre du Mariinksy de Saint-Pétersbourg, sous la direction de Valery Gergiev, à l’occasion de l’inauguration de l’exposition « La Collection Morozov. Icônes de l’art moderne ».

Pour le premier concert d'ouverture de l'exposition, Valery Gergiev convie la flamboyante pianiste Yuja Wang, acclamée sur toutes les scènes du monde. Les ovations se succèdent dans la carrière éblouissante de l'artiste. Cette pianiste née à Pékin, saluée pour sa présence captivante sur scène, sera la soliste du concert, aux côtés de l’orchestre du Mariinsky.

Leurs deux programmes rappellent l’incroyable fécondité des relations musicales franco-russes. Le premier montre l’influence prépondérante qu’eurent les œuvres du Groupe des Cinq Russes sur bien des compositeurs français : les orchestrations chatoyantes de Ravel leur doivent beaucoup, à l’instar des sonorités délicates de la Pavane pour une infante défunte. Le compositeur rendra d’ailleurs un vibrant hommage à Moussorgski en orchestrant ses célèbres Tableaux d’une exposition. Enfin, avec le Concerto no 2 de Rachmaninov, la virtuosité orchestrale cède la place à une virtuosité pianistique des plus redoutables.

Ce concert sera diffusé en direct et en streaming sur medici.tv, Radio Classique et le site de la Fondation, ainsi qu’en différé sur Mezzo.

Le programme

Maurice Ravel
Pavane pour une infante défunte
Modeste Moussorgski
Tableaux d'une exposition (orchestration Maurice Ravel)
Sergueï Rachmaninov
Concerto pour piano n°2

Les artistes

Orchestre du théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg

L’orchestre du théâtre Mariinsky est l’un de plus anciens ensembles musicaux de Russie. Son histoire remonte au début du 18e siècle et à la création de la Chapelle instrumentale de la cour de Russie. Au 19e siècle, Eduard Nápravník, qui a dirigé le théâtre pendant plus de cinquante ans, a joué un rôle extrêmement important dans l’émergence de l’orchestre du Mariinsky.

L’excellence de l’orchestre a été reconnue en de nombreuses occasions par les musiciens internationaux qui l’ont dirigé, notamment Berlioz, Wagner, Von Bülow, Tchaïkovski, Mahler, Nikisch et Rachmaninov. Sous le régime soviétique, les illustres traditions de l’ensemble ont été perpétuées par des chefs d’orchestre tels que Vladimir Dranishnikov, Ariy Pazovsky, Yevgeny Mravinsky, Konstantin Simeonov et Yuri Temirkanov.


L’orchestre a eu l’honneur d’être le premier à jouer de nombreux opéras et ballets de Tchaïkovski, des opéras de Glinka, Moussorgski et Rimski-Korsakov, ainsi que des ballets de Chostakovitch, Khatchatourian et Asafiev.


Depuis 1988, l’orchestre est dirigé par Valery Gergiev, un musicien de premier ordre et personnage d’exception dans l’univers de la musique. L’arrivée du maestro Gergiev à la direction de l’orchestre a inauguré une nouvelle ère d’expansion rapide du répertoire, qui inclut aujourd’hui toutes les symphonies de Beethoven, Mahler, Prokofiev et Chostakovitch, les requiems de Mozart, Berlioz, Verdi, Brahms et Tichtchenko, ainsi que différentes œuvres de compositeurs tels que Stravinsky, Messiaen, Dutilleux, Henze, Chtchedrine, Gubaidulina, Kancheli et Karetnikov. L’orchestre présente des programmes de musique symphonique dans de prestigieuses salles de concerts à travers le monde entier. 

Valery Gergiev

Les talents de Valery Gergiev sont très demandés dans le monde entier. Le maestro est un authentique représentant de l’école de direction d’orchestre de Saint-Pétersbourg et un ancien élève du légendaire professeur Ilya Musin. Alors qu’il était encore étudiant au Conservatoire de Leningrad, Gergiev a remporté le concours Herbert von Karajan à Berlin et le concours All-Union Conducting à Moscou, ce qui lui a valu une invitation à rejoindre le théâtre du Kirov (aujourd’hui théâtre Mariinsky) en tant qu’assistant du premier chef d’orchestre. Ses débuts comme chef d’orchestre au Kirov ont eu lieu le 12 janvier 1978 avec l’opéra Guerre et Paix de Serge Prokofiev. En 1988, Valery Gergiev a été nommé directeur musical du théâtre Mariinsky, puis directeur artistique et général en 1996 (en charge de la direction de l’orchestre ainsi que des compagnies d’opéra et de ballet).

Avec l’arrivée de Valery Gergiev à la direction du théâtre est née la tradition des grands festivals thématiques célébrant l’anniversaire de la naissance de différents compositeurs : ces festivals ont successivement marqué le 150e anniversaire de Modeste Moussorgski en 1989, le 150e anniversaire de Piotr Tchaïkovski en 1990, le centenaire de la naissance de Serge Prokofiev en 1991 et le 150e anniversaire de Nikolaï Rimski-Korsakov en 1994. Ils incluaient des concerts d’œuvres connues, mais aussi de pièces rarement jouées ou encore jamais interprétées en public. La tradition des festivals commémoratifs se poursuit au 21e siècle, avec une célébration du centenaire de Dmitri Chostakovitch en 2006, du 175e anniversaire de Piotr Tchaïkovski en 2015 et du 125e anniversaire de Serge Prokofiev en 2016. 


Sous la direction de Valery Gergiev, l’orchestre du théâtre Mariinsky a atteint de nouveaux sommets, non seulement en intégrant la musique d’opéra et de ballet, mais aussi un vaste répertoire de musique symphonique : toutes les symphonies de Beethoven, Brahms, Tchaïkovski, Mahler, Sibelius, Prokofiev et Chostakovitch, ainsi que des œuvres symphoniques de Berlioz, Bruckner, Rimski-Korsakov, Richard Strauss, Scriabin, Rachmaninov, Stravinsky, Messiaen, Dutilleux, Ustvolskaya, Chtchedrine, Kancheli et d’autres compositeurs. Sous la direction de Valery Gergiev, le théâtre Mariinsky s’est imposé comme une grande salle de spectacles et de concerts sans équivalent dans le reste du monde. 


Les activités internationales de Valery Gergiev sont tout aussi intenses et soutenues. Après ses débuts au Bayerishe Staatsoper (Boris Godounov de Moussorgski) en 1992, au Royal Opera House de Covent Garden (Eugène Onégine de Tchaïkovski) en 1993 et au Metropolitan Opera (Otello de Verdi avec Plácido Domingo dans le rôle titre) en 1994, le maestro a continué ses collaborations à succès pour diriger les plus grands opéras du monde. Il travaille avec le World Orchestra for Peace (qu’il dirige depuis la mort de son fondateur Sir Georg Solti en 1997), les orchestres philharmoniques de Berlin, Paris, Vienne, New York et Los Angeles, les orchestres symphoniques de Chicago, Cleveland, Boston et San Francisco, le Royal Concertgebouw Orchestra (Amsterdam) et de nombreux autres ensembles. 


Valery Gergiev est le fondateur et le directeur de prestigieux festivals internationaux, notamment le festival Étoiles des Nuits Blanches (depuis 1993), le Moscow Easter Festival (depuis 2002), le Gergiev Festival de Rotterdam, le Mikkeli Festival et le festival 360 Degrees de Munich. Depuis 2011, il dirige le comité d’organisation du Concours international Tchaïkovski. Valery Gergiev consacre beaucoup de temps à travailler avec de jeunes musiciens. L’une de ses initiatives a permis le renouveau de l’All-Russian Choral Society, y compris du Chœur des enfants de Russie qui s’est produit au Mariinsky-II, au théâtre Bolchoï et lors de la cérémonie de clôture des XXIIes Jeux olympiques d’hiver à Sotchi. Depuis 2013, le maestro dirige le National Youth Orchestra of the USA. Il se produit aussi régulièrement avec des orchestres de jeunes musiciens au Schleswig-Holstein Festival, au Verbier Festival et au Pacific Ocean Music Festival de Sapporo. Depuis 2015, le théâtre Mariinsky organise chaque année le festival Mariinsky NEXT qui met en avant les orchestres d’enfants et de jeunes de Saint-Pétersbourg. 


Les réalisations artistiques de Gergiev lui ont valu de nombreux titres et prix. Ceux-ci incluent le titre d’Artiste du peuple de la Fédération de Russie (1996), trois prix d’État de la Fédération de Russie (1993, 1998 et 2015), l’Ordre d’Alexander Nevsky (2016), des prix décernés par les gouvernements d’Allemagne (Croix de la première classe « pour services rendus »), d’Italie (Grand’ufficiale dell’Ordine al merito), de France (ordre des Arts et des Lettres), des Pays-Bas (Chevalier de l’ordre du Lion Néerlandais), du Japon (ordre du Soleil levant), le titre honorifique « UNESCO Artist of the World », le Polar Music Prize de l’Académie royale de musique de Suède, ainsi que le prix européen Glashütte Original Music Festival Prize en 2010 récompensant son soutien aux jeunes musiciens talentueux. Cette même année, Gergiev a été élu doyen de la faculté des arts de l’université d’État de Saint-Pétersbourg. Il a également rejoint le Conseil pour la culture et les arts du président russe et dirigé le comité d’organisation du Concours international Tchaïkovski. En novembre 2011, le célèbre magazine français Classica l’a nommé « Artiste de l’année ». En 2012, il a reçu les titres de docteur honoris causa de l’université d’État de Moscou et de professeur honoraire du Conservatoire de Saint-Pétersbourg. Un an auparavant, le maestro était également devenu président honoraire du festival international d’Édimbourg. Le 1er mai 2013, le président russe Vladimir Poutine lui a remis le titre de Héros du travail de la Fédération de Russie.

Yuja Wang

La critique dithyrambique et les ovations du public ne cessent d’accompagner l’éclatante carrière de Yuja Wang. Née à Beijing, la pianiste adulée pour son talent artistique et sa fascinante présence scénique, va atteindre de nouveaux sommets au cours de la saison 2019/20, ponctuée de récitals, séries de concerts, résidences saisonnières et grandes tournées avec les ensembles et chefs d’orchestre les plus prestigieux au monde. 

Les points forts de la saison comprennent sa présence en tant qu’artiste de l’année « Artist Spotlight » au Barbican Centre, où elle organise quatre manifestations distinctes dans lesquelles elle intervient : la première exécution à Londres du nouveau concerto pour piano intitulé Must the Devil Have All the Good Tunes? de John Adams (dont elle a interprété la première mondiale au printemps 2019) avec l’orchestre philharmonique de Los Angeles placé sous la direction de Gustavo Dudamel ; l’interprétation par les mêmes interprètes de cette œuvre à Boston et New York ; des récitals avec le violoncelliste Gautier Capuçon et le clarinettiste Andreas Ottensamer ; enfin un récital en soliste pour conclure sa résidence londonienne.


À l’automne 2019, elle a effectué une tournée en Chine avec l’orchestre philharmonique de Vienne, se produisant en concert à Macao, Guangzhou, Shanghai et Wuhan. Au début de l’année 2020, Yuja et Gautier Capuçon se sont à nouveau retrouvés pour une tournée de onze récitals exclusifs en Europe, avec la Philharmonie de Paris et le Wiener Konzerthaus. Elle a ensuite entamé de février à avril une longue tournée de récitals en soliste qui l’a menée sur les grandes scènes d’Amérique du Nord et d’Europe comme le Carnegie Hall à New York, le Davies Symphony Hall à San Francisco et le Concertgebouw à Amsterdam.


Yuja sera également la soliste vedette des grands orchestres d’Amérique du Nord dont le Boston Symphony Orchestra, sous la baguette d’Andris Nelsons ; le Toronto Symphony Orchestra, dirigé par Gustavo Gimeno ; le San Francisco Symphony, sous la direction de Michael Tilson Thomas et le Philadelphia Orchestra, placé sous la direction musicale de Yannick Nézet-Séguin.


Yuja a approfondi sa formation au Canada et au Curtis Institute of Music de Philadelphie auprès du pianiste et professeur Gary Graffman. Sa percée sur la scène internationale remonte à l’année 2007 lorsqu’elle a remplacé Martha Argerich comme soliste avec le Boston Symphony Orchestra. Elle a ensuite signé un contrat d’exclusivité avec Deutsche Grammophon et est devenue l’une des interprètes les plus célèbres au monde dont les apparitions et enregistrements sont acclamés à l’unisson par la critique et le public.