Float, date de création : 1970; exemplaire produit en 2014

par

Robert Breer

Robert Breer
Float, 1970 / 2014
Résine, structure métallique, bois, moteur, roues, batteries / Resin, metallic structure, wood, motor, wheels, batteries
183.0 x 180.0 cm
Collection Fondation Louis Vuitton, Paris

© The Estate of Robert Breer

Crédit photo : © Fondation Louis Vuitton / Marc Domage

En 1970, à l’occasion de l’Exposition universelle d’Osaka, Robert Breer crée pour le pavillon américain sept sculptures mobiles – les Floats (sculptures flottantes) – dont le ballet incessant et aléatoire désacralise l’oeuvre et l’espace d’exposition. 

De forme simple et de couleur neutre, les Floats activent l’espace autour d’elles. Directement posées au sol, elles se déplacent imperceptiblement grâce à leurs petites roues invisibles. Abolissant l’écart entre centre et périphérie, passé et présent, abstraction et figuration, mobilité et immobilité, elles instaurent dans une certaine résistance passive un rapport renouvelé et troublant du spectateur au temps et à l’espace.

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Robert Breer

1926-2011, à Detroit (États-Unis)
Décédé en 2011, à Tuscon (Etats-Unis)

Successivement, l’univers protéiforme de Robert Breer a traversé plusieurs mouvements significatifs des avant-gardes française et américaine. Peintre abstrait dans les années 1950 – sous l’influence de Vasarely, Tinguely ou Soto –, il se consacre rapidement à la réalisation de films d’animation puis, à partir du milieu des années 1960, invente des objets en mouvement comme pour affirmer sa volonté de faire sortir la peinture de son cadre et d’échapper à toute image fixe.
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