La Fondation vous accueille 7 jours sur 7 à l'occasion de l'exposition La Collection Morozov. Icônes de l'art moderne.

K. 364

  • 2010
  • Douglas Gordon
  • Projection vidéo sur 2 écrans, 3 miroirs , sonore, couleur, une version "cinéma"
  • Durée : 2 x 50 min
Dans le train, les violonistes jouent et évoquent leurs origines et le rapport contrarié de leurs parents avec leur terre natale. C’est la première fois que Roi Shiloah se rend en Pologne. Sa mère y est pourtant née en 1939. Rescapée de l’Holocauste, elle a fui à travers des bois semblables à ceux qui défilent derrière la fenêtre du train. L’idée de la transmission trouve une métaphore dans l’évocation par le musicien de l’histoire de son instrument, un temps propriété d’un joueur de tango emprisonné pour meurtre. La rupture, elle, se dessine dans l’évocation de l’ancienne synagogue de la ville de Poznań transformée en piscine. À la dualité du film – les deux personnages, l’Europe et Israël, le passé et le présent – répond une projection simultanée sur deux écrans. Les plans se complètent et plongent le spectateur dans un environnement sonore et lumineux culminant dans une dernière partie consacrée à l’interprétation de la symphonie. L’usage du gros plan par Douglas Gordon souligne les émotions des deux interprètes, leur tension physique. Dans cette conclusion, la beauté de la musique transcende les sentiments et les témoignages passés.

© Studio lost but found / Adagp, Paris 2015. Photo © Fondation Louis Vuitton / Marc Domage © Studio lost but found / Adagp, Paris 2015. Photo © Fondation Louis Vuitton / Marc Domage © Studio lost but found / Adagp, Paris 2015. Photo © Fondation Louis Vuitton / Marc Domage

Accrochages

Douglas Gordon

Internationalement reconnu depuis le début des années 1990, Douglas Gordon conjugue vidéos, installations, photographies, textes muraux et performances dans une œuvre qui prend source dans l’art conceptuel, le cinéma hollywoodien, la littérature gothique écossaise du XIXe siècle ou la culture rock.

L’un de ses plus célèbres projets, 24 Hour Psycho (1993), étire sur vingt-quatre heures le film Psychose d’Alfred Hitchcock. Explorant les limites de la perception, il souligne les analogies entre fonctionnement de la psyché humaine et déroulement du film dans des manipulations qui en révèlent « l’inconscient ». Jouant sur l’opposition du blanc et du noir, l’artiste interroge, dans ses vidéos, le dédoublement de la personne, écartelée entre bien et mal, vie et mort.

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