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Suite aux directives gouvernementales, la Fondation est temporairement fermée. Nous avons hâte de vous retrouver avec l'exposition La Collection Morozov. Icônes de l'art moderne.

Sculpture Eponge (SE 231)

  • 1960
  • Yves Klein
  • Pigment, éponge et résine synthétique
  • 28 x 18 x 24 cm

Il applique la couleur sur le support par imprégnation, évitant le tracé du pinceau. La surface irrégulière et criblée de cavités sombres accentue l’intensité de la couleur. En 1958, Klein déclare : « Grâce aux éponges, matière sauvage vivante, j'allais pouvoir faire les portraits des lecteurs de mes monochromes qui, après avoir vu, après avoir voyagé dans le bleu de mes tableaux, en reviennent totalement imprégnés en sensibilité comme des éponges. » Outil du peintre, l’éponge devient matériau : « En travaillant à mes tableaux dans mon atelier, j’utilisais parfois des éponges. Elles devenaient bleues très vite, évidemment ! Un jour, je me suis aperçu de la beauté du bleu dans l’éponge ; cet instrument de travail est devenu matière première d’un seul coup pour moi. C’est cette extraordinaire faculté de l’éponge de s’imprégner de quoi que ce soit de fluidique qui m’a séduit. »

© Succession Yves Klein c/o Adagp, Paris, 2018. Photo © Fondation Louis Vuitton / Marc Domage

Accrochages

Yves Klein

Porté par une quête de l’immatériel, Yves Klein a profondément bouleversé le rapport entre la peinture et le corps, l’espace et la couleur, faisant d’un bleu outremer particulièrement intense qu’il nomme IKB (International Klein Blue) l’une des caractéristiques de son œuvre.

Né dans une famille de peintres, Yves Klein développe en quelques années une œuvre abondante qu’il mène de front avec une carrière de Judoka et des recherches relatives à la Cosmogonie des Rose-Croix. En 1955, lors de sa première exposition, il présente des monochromes de différentes couleurs. En 1957, Klein fixe les éléments essentiels de son vocabulaire plastique dans lequel le monochrome mais aussi l’air, le feu, l’eau tiennent un rôle central, et présente onze monochromes à Milan. L’année suivante, son exposition Le Vide à la galerie Iris Clert manifeste sa conception de l’art comme "sensibilité picturale", l’artiste préconisant la dématérialisation de l’œuvre. Associé au Manifeste du Nouveau réalisme (1960) de Pierre Restany, il travaille toutefois en toute indépendance. Ses préoccupations spatiales s’incarnent dans les Anthropométries de l’époque bleue où des modèles sont utilisés tels des "pinceaux vivants" lors de performances.

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