Informations

Suite aux directives gouvernementales, la Fondation est temporairement fermée. Nous avons hâte de vous retrouver avec l'exposition La Collection Morozov. Icônes de l'art moderne.

The Octopus Eats Its Own leg

  • 2017
  • Takashi Murakami
  • Premier panneau : 300 x 3500 cm - Deuxième panneau : 350 x 700 cm - Troisième panneau : 350 x 700 cm
  • 300 x 3500 cm - 350 x 700 cm - 350 x 700 cm

Longue de 35 mètres, cette fresque met en scène des personnages illustres de la mythologie traditionnelle chinoise, entourés d’une faune et d’une flore merveilleuses. Conformément à la quête taoïste, courant fondateur de la philosophie chinoise, cet échantillon de huit citoyens (un mendiant, un sorcier, un militaire, une femme, un vieillard…), aurait percé les secrets de la nature pour atteindre la vie éternelle. S’inspirant de peintures japonaises du XVIIIe siècle, l’artiste réinterprète l’iconographie traditionnelle de ce thème ancestral et en propose une version picturale contemporaine, monumentale et immersive, composée de formes organiques et de couleurs multiples.

Accrochages

Takashi Murakami

Figure incontournable de la scène artistique japonaise, Takashi Murakami s’est imposé sur la scène internationale à travers une œuvre unique et inclassable. Il a inventé un langage inédit, caractérisé depuis plus de trois décennies par un audacieux mélange des genres, des influences, des époques et des supports.

Après avoir été formé à la peinture classique à l’Université des Arts de Tokyo, Murakami se met en quête d’une forme d’expression personnelle et novatrice qu’il va définir en réaction au contexte de l’époque marqué, selon lui, par l’absence d’une scène nationale contemporaine et la domination culturelle des États-Unis. Mû par un imaginaire débridé, Murakami développe un monde étrange et singulier, à la fois sombre et merveilleux, peuplé de personnages fantastiques, d’animaux féériques, de créatures fabuleuses, de monstres malicieux et d’une flore généreuse. S’appuyant sur l’histoire politique, culturelle, religieuse et sociale du Japon, il emprunte aussi bien à l’esthétique Kawaii et pop des mangas et des films d’animation qu’aux maîtres anciens de la peinture et à l’iconographique bouddhique. De la bombe atomique au tsunami en passant par les tremblements de terre, les références aux traumatismes plus ou moins récents de son pays sont omniprésents. Composée d’une multiplicité de formes et de supports (peinture, sculpture, installation, film d’animation… auxquels s’ajoutent les productions réalisées par sa compagnie Kaikai Kiki), son œuvre prolifique est portée par un style singulier qui combine, avec une grande maîtrise, les techniques picturales traditionnelles et les technologies de pointe les plus contemporaines.

Lire plus

Dans le même accrochage