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A Polite Fiction

  • 2014
  • Gerhard Richter
  • 2 parties avec un texte mural (français et Anglais)6 1ère parie : Interventions - 2ème parties : Objets enlevés textes, photographies et objets
  • Dimensions variables
Taryn Simon conçoit, depuis les années 2000, des œuvres qui interrogent des phénomènes sociaux et culturels par le biais d’une stratégie critique des images contemporaines.  A Polite Fiction (2014), commande à caractère anthropologique, dresse la mémoire du chantier du bâtiment de la Fondation Louis Vuitton imaginé par Frank Gehry, au travers de ceux qui ont participé à son édification. Depuis 2013, Simon a mené des entretiens auprès des différents corps de métier et collecté des objets révélant les traces invisibles du travail et la richesse des histoires personnelles impliquées dans cette aventure exceptionnelle. L’installation, dont la présentation a été conçue par l’artiste, se compose d’objets disposés dans des vitrines et de leurs photographies accompagnées de textes. Elle comporte, d’autre part, des photographies d’endroits précis du bâtiment où les marques des divers intervenants ont été recouvertes lors de la finition du chantier.

© Taryn Simon. Photographie © Fondation Louis Vuitton / Marc Domage

Accrochages

Gerhard Richter

D'abord héritier de la tradition académique enseignée aux Beaux-Arts de Dresde (alors en Allemagne de l’Est), Gerhard Richter s’est emparé de la photographie dès le début des années 1960 pour construire, dans la lignée du réalisme capitaliste de ses premières expositions, une réflexion sur la peinture et la finalité de l’art.

Marqué par l’expérience des années de guerre, il trouve dans ce médium une distance critique pour aborder des sujets où le politique et l’histoire sont étroitement liés à la sphère intime. Il reproduit tout au long de sa carrière des photographies de magazines et de journaux, ainsi que ses propres photographies – images de ses proches ou albums de famille –, et développe parallèlement une forme d’abstraction où coexistent grilles colorées, abstraction gestuelle et monochromes. Richter revisite ainsi, non sans distance ironique, l’histoire de la peinture, les thèmes romantiques et sublimes, l’abstraction géométrique ou lyrique. Plus qu’un parallélisme, cette coexistence entre figuration et abstraction apparaît comme une mise en abîme faisant écho à la profondeur matérielle de la surface grattée; et des éléments photographiés devinés par transparence, ou à celle, mentale, matérialisée par certains titres renvoyant à des atmosphères, des éléments naturels ou encore des prénoms. Loin d’être réductrice et conceptuelle, cette recherche de toute une vie trouve sa radicalité dans son hésitation entre effacement et dévoilement.

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