Informations

Suite aux directives gouvernementales, la Fondation est temporairement fermée. Nous avons hâte de vous retrouver avec l'exposition La Collection Morozov. Icônes de l'art moderne.

Installation Dos

  • 1995
  • Wolfgang Tillmans
  • Tirages couleur chromogène brillant
  • Ensemble de 12 pièces de formats divers

Depuis le début de sa carrière, Wolfgang Tillmans s’intéresse à la présentation de ses œuvres et utilise l’exposition comme un moyen d’expression à part entière. 

L’association précise de photographies de tailles très variées, souvent accrochées non encadrées ou collées directement au mur, permet de cristalliser une multitude de relations esthétiques ou rapports sociaux. Une fois assemblées en constellation, les images constitueront une installation dont les différentes parties seront indissociables. L’œuvre, mesurée, pourra être recréée dans d’autres expositions. Les ensembles Uno et Dos ont été créés et exposés pour la première fois à Madrid en 2005. 

© Adagp, Paris, 2015. Photo © Fondation Louis Vuitton / Martin Argyroglo

Accrochages

Wolfgang Tillmans

Wolfgang Tillmans se fait connaître dès le début des années 1990 comme le photographe d’une jeunesse libertaire issue de la génération post-punk et qui se reconnaît dans la musique techno. 

À l’occasion des raves et des rassemblements gays, il saisit, dans des tirages jet d’encre de grand format, souvent non encadrés, la vulnérabilité des corps et les poses informelles de de ses amis, des modècles suivis pendant de nombreuses années au cœur de leur intimité. Sensible à la photographie comme un art social, en lien direct avec le réel, Tillmans revendique une empathie avec ses sujets et un art qui atteint à l’essentiel par l’attention portée à une époque. Ce faisant, il revisite les genres traditionnels : portraits, natures mortes, paysages. Wolfgang Tillmans n’a cessé de s’interroger sur la technique photographique. En témoignent ses images agrandies et recadrées à l’aide d’un photocopieur ou ses photographies abstraites réalisées dans la chambre noire, sans caméra, à l’aide d’un seul faisceau lumineux. Depuis 1992, il conçoit lui-même la présentation de ses expositions. Créant des constellations de photographies suspendues, collées au mur, présentées sur table sans hiérarchie prédéfinie, il utilise l’espace comme un laboratoire où le collectif des images fait écho à la communauté humaine.

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